Monde
Un bois du Maryland abrite les sépultures oubliées de centaines d’enfants noirs
Dans l’État du Maryland, un cimetière informel où reposent plus de deux cents mineurs afro-américains, décédés entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, sort lentement de l’oubli. Cette découverte relance un nécessaire travail de mémoire sur un chapitre sombre des institutions pour la jeunesse.
Au cœur d’un bois, sur le terrain d’un ancien établissement correctionnel du Maryland, des pierres tombales émergent à peine sous la végétation. Ces stèles, certaines simplement adossées à des arbres, portent les noms de garçons disparus il y a plus d’un siècle. Non loin de là, une centaine de blocs de béton disposés en rangées marquent des sépultures encore plus sommaires. Selon les recherches en cours, plus de deux cents enfants et adolescents, tous afro-américains, seraient enterrés dans ce lieu à l’abandon.
Ces mineurs étaient des pensionnaires de la *House of Reformation and Instruction for Colored Children*, un centre ouvert en 1873. Officiellement, ils y sont morts de maladies comme la tuberculose ou la pneumonie entre 1877 et 1939. Des archives locales et des témoignages historiques dépeignent cependant des conditions de vie extrêmement rudes au sein de l’institution, évoquant du travail forcé dans des champs ou chez des particuliers, et un défaut criant de soins et d’éducation.
Un groupe de recherche universitaire s’est désormais attelé à identifier ces défunts et à retracer leur histoire. Les investigations ont permis d’exhumer une centaine de certificats de décès. Les chercheurs soulignent que ces documents officiels, souvent rédigés par l’administration même de l’établissement, pourraient occulter les véritables causes de certains décès, dont des violences. Un cas emblématique concerne un adolescent décédé des suites d’une amputation rendue nécessaire par des gelures, une information absente de son acte de décès.
L’établissement a fait l’objet de scandales à son époque, notamment en 1934 après qu’un gardien blanc eut abattu un jeune détenu noir. L’État du Maryland en a pris le contrôle trois ans plus tard. Le centre de détention pour mineurs toujours en activité à Cheltenham se trouve aujourd’hui à quelques centaines de mètres de ce bois funéraire.
Pour d’anciens résidents de la prison moderne, cette découverte résonne avec une force particulière. Ils expriment un sentiment de profonde injustice face au contraste saisissant entre l’entretien méticuleux d’un cimetière militaire voisin et l’état de délabrement de ces tombes d’enfants. La question de la reconnaissance et de la réparation mémorielle se pose avec acuité.
Les travaux se poursuivent pour localiser avec précision l’ensemble des sépultures et tenter de retrouver d’éventuels descendants des victimes. Des démarches législatives sont également engagées pour créer une commission d’enquête sur les agissements passés de l’institution. Ce site du Maryland ne serait pas un cas isolé, mais représenterait l’un des plus importants cimetières informels de ce type identifiés à ce jour aux États-Unis, rappelant la nécessité persistante de regarder en face certaines pages douloureuses de l’histoire.
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