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Sans ses champions olympiques, la France de volley s’offre une finale de l’Euro

Privée de la plupart de ses doubles champions olympiques et de sa star Earvin Ngapeth, l’équipe de France a écarté la Finlande en demi-finale. Elle…

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Sans ses champions olympiques, la France de volley s'offre une finale de l'Euro

Privée de la plupart de ses doubles champions olympiques et de sa star Earvin Ngapeth, l’équipe de France a écarté la Finlande en demi-finale. Elle affrontera la Pologne pour le titre, avec un billet pour les Jeux de Los Angeles en jeu.

Onze ans plus tard, le volley français renoue avec une finale de championnat d’Europe. Vendredi soir, les Bleus ont dominé la Finlande en quatre manches, trois sets à un (17-25, 25-18, 18-25, 15-25), pour décrocher leur place. Une prouesse qui prend une saveur particulière quand on sait avec quel effectif cette équipe se présente.

Car le contraste saute aux yeux. La quasi-totalité des joueurs sacrés deux fois aux Jeux n’était pas du voyage, tout comme la grande vedette de la discipline. Dans ce contexte, quelques cadres ont tenu la baraque, à commencer par le capitaine Antoine Brizard, venu porter un projet encore jeune. Le contraste avec une sélection au complet donne la mesure du chemin accompli.

En zone mixte, le capitaine n’a pas caché son bonheur, tout en reconnaissant une rencontre étrange. La blessure du passeur finlandais, survenue dès l’échauffement, a brouillé les repères. « On ne savait pas contre qui on allait jouer », a-t-il lâché, évoquant aussi une pression bien réelle. Les Bleus ont malgré tout saisi les ouvertures et renoué avec leur jeu pour creuser l’écart.

Brizard mesure surtout le trajet parcouru depuis la reprise du 18 mai, un point de départ où, selon lui, personne n’aurait misé un centime sur une telle aventure. Ce qui le réjouit dépasse le simple résultat, c’est la naissance d’un collectif, d’un style et d’une exigence de haut niveau. Le dernier match face à la Pologne offrira bien plus qu’un trophée, puisque le vainqueur validera dans la foulée son billet pour Los Angeles.

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