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Margaret Hamilton, la femme qui a fait parler les ordinateurs d’Apollo, s’éteint à 90 ans

Elle a dirigé l’équipe qui a écrit le logiciel embarqué du programme lunaire américain. Margaret Hamilton est morte le 30 septembre, à 90 ans, laissant…

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Margaret Hamilton, la femme qui a fait parler les ordinateurs d'Apollo, s'éteint à 90 ans

Elle a dirigé l’équipe qui a écrit le logiciel embarqué du programme lunaire américain. Margaret Hamilton est morte le 30 septembre, à 90 ans, laissant une trace durable dans l’histoire de l’informatique.

C’est le Massachusetts Institute of Technology, une institution où elle a passé près de vingt ans, qui a fait connaître la nouvelle. Margaret Hamilton est décédée le 30 septembre. Dans l’hommage rendu par l’université, un point revient sans cesse. C’est elle qui a mené l’équipe chargée du système informatique développé au MIT pendant le programme Apollo de la Nasa.

Le patron de l’agence spatiale américaine, Jared Isaacman, lui a également rendu hommage sur les réseaux sociaux. Il parle d’une pionnière dont le travail a contribué à rendre possibles le programme Apollo et les premiers voyages de l’homme vers la Lune. Et il ajoute une idée simple. La meilleure manière de lui rendre justice serait de reprendre là où sa génération s’est arrêtée, sans jamais cesser d’avancer.

Le contexte donne la mesure de ce que représentait son travail. Le programme Apollo, c’est la course à la Lune des années 60 et 70, remportée par les Américains face à l’Union soviétique. Or sans logiciel fiable, pas de trajectoire, pas d’alunissage, pas de retour. C’est là que Margaret Hamilton et son équipe intervenaient.

Son parcours mérite qu’on s’y arrête. Née en 1936 dans l’Indiana, elle étudie les mathématiques avant de rejoindre le département de météorologie du MIT, puis de travailler sur le premier système de défense aérienne américain. En 1965, elle postule à l’Instrumentation Lab, un laboratoire de l’université spécialisé dans les instruments aéronautiques. À l’époque, on y cherche des experts capables de développer un programme informatique pour envoyer un homme sur la Lune. Le défi l’intrigue. Elle est embauchée comme première programmeuse d’Apollo au MIT, et devient de fait la première femme programmeuse du projet. Trois ans plus tard, en 1968, elle dirige l’équipe qui met au point le logiciel de la mission lunaire.

En 1976, elle quitte le MIT pour fonder sa propre société d’informatique. Devenue une figure emblématique des femmes de science, elle reste aussi connue du grand public par une photo. On l’y voit, lunettes rondes et grand sourire, à côté d’une pile de code informatique de sa taille.

Aujourd’hui, la relève est en préparation. La mission Artémis 3 doit renvoyer des astronautes sur la Lune pour la première fois depuis la dernière mission Apollo, en 1972. Elle est annoncée pour 2027, après plusieurs reports. Un projet dont l’héritage technique doit beaucoup à celles et ceux qui, comme Margaret Hamilton, ont écrit les premières lignes de code de la conquête spatiale.

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