France
Manifestation d’extrême droite en plein Paris : la préfecture se justifie
Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris assure que rien ne l’autorisait à interdire l’événement du Comité du 9 mai.
Le samedi 6 mai, une manifestation organisée par le Comité du 9 mai à Paris a rassemblé des manifestants vêtus de noir, certains cagoulés ou faisant le salut nazi. Les images de la manifestation ont provoqué une vive réaction de la part de la gauche et de la classe politique française en général.
.@MathildePanot dénonce le "silence total sur la manifestation d'extrême droite qui a eu lieu" samedi à Paris. L'élue LFI ironise sur la différence de traitement "entre les dangereux qui sont en train de taper sur des casseroles et des néonazis qu'on laisse défiler".#DirectAN pic.twitter.com/8iKzsFQJoT
— LCP (@LCP) May 9, 2023
Les manifestants ont rendu hommage à Sébastien Deyzieu, un militant du groupe pétainiste l’Œuvre française décédé en 1994 en voulant fuir la police en marge d’une manifestation interdite. Les drapeaux noirs et les croix celtiques brandies par les participants ont suscité une grande inquiétude quant à la présence de groupuscules d’extrême droite et radicaux.
Face aux nombreuses réactions, la préfecture de police de Paris a expliqué dans un communiqué que rien ne lui permettait d’interdire l’événement légalement, car la manifestation n’avait pas causé de débordements les années précédentes. Cependant, cette justification a été contestée, car la préfecture avait interdit des manifestations par le passé sans se soucier de leur viabilité juridique.
La manifestation a été encadrée par les forces de l’ordre, qui ont assuré que tout fait délictuel serait signalé à l’autorité judiciaire. La préfecture s’est également dite « pleinement engagée dans la lutte contre tous les phénomènes de subversion violente » et a affirmé que son service de renseignement avait contribué à la dissolution du groupuscule néonazi des Zouaves Paris.
En France, une manifestation ne peut être interdite qu’en cas de risque avéré de troubles à l’ordre public.
En janvier dernier, l’arrêté interdisant une manifestation de l’ultra droite à Paris avait été suspendu par le juge administratif. pic.twitter.com/GFu1B1ZFfG— Préfecture de Police (@prefpolice) May 8, 2023
Malgré cela, les adeptes de ces mouvances se sont retrouvés sous d’autres bannières, comme c’était le cas lors de cette manifestation. La présence de ces groupes d’extrême droite continue d’inquiéter la classe politique française.
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