Société
L’ornithorynque, un mammifère aux pigments d’oiseau
Une étude révèle que cet animal emblématique de l’Australie possède une caractéristique pigmentaire unique chez les mammifères, partagée uniquement avec les oiseaux, ouvrant de nouvelles pistes sur son évolution.
L’ornithorynque, ce mammifère singulier à l’apparence composite, n’en finit pas de dévoiler ses secrets. Une récente recherche met en lumière une singularité inédite au sein de sa fourrure, liée à la structure microscopique de ses pigments. Alors que les scientifiques pensaient ce trait réservé au plumage des oiseaux, il se trouve également présent chez cet animal semi-aquatique.
Les pigments de mélanine, responsables des colorations, sont contenus dans des organites cellulaires nommés mélanosomes. Chez les mammifères, ces structures sont invariablement pleines. En revanche, chez de nombreux oiseaux, certaines peuvent être creuses, une particularité qui permet la production de couleurs irisées et métalliques, comme celles observées sur les plumes du paon.
En examinant la composition de la fourrure de l’ornithorynque, une équipe de chercheurs a fait une découverte inattendue. Une partie de ses mélanosomes présente cette cavité interne, une caractéristique jusqu’alors jamais documentée chez un mammifère. Cette observation a été confirmée après une vaste étude comparative incluant de nombreuses autres espèces, des échidnés aux primates.
Contrairement aux oiseaux, où ces structures creuses sont organisées de manière à créer des effets optiques, elles sont dispersées de façon aléatoire dans le poil de l’ornithorynque. Leur présence n’entraîne donc pas d’iridescence visible et leur fonction exacte reste à élucider. Cette énigme ouvre un nouveau champ d’investigation pour les biologistes.
L’origine évolutive de ce trait fait également débat. Une hypothèse avance qu’il pourrait s’agir d’une adaptation ancestrale à un mode de vie aquatique, peut-être liée à une meilleure isolation thermique. Les ancêtres communs de l’ornithorynque et de l’échidné étaient probablement des animaux fouisseurs et aquatiques. Si cette adaptation a été perdue chez l’échidné devenu terrestre, elle aurait pu être conservée chez l’ornithorynque, demeuré lié au milieu aquatique.
Cette proposition soulève cependant une question persistante. Si ce trait conférait un avantage significatif dans l’eau, on pourrait s’attendre à le retrouver chez d’autres mammifères aquatiques, ce qui n’est pas le cas. La raison de cette exclusivité chez l’ornithorynque demeure, pour l’instant, sans réponse définitive.
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