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Société

L’Europe s’attaque aux « deepfakes » pornographiques générés par l’IA

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_**Le Parlement européen franchit une étape décisive pour interdire les outils de « nudification » non consentie, une pratique dont les victimes sont majoritairement des femmes et des enfants.**_

Une proposition législative visant à proscrire les services d’intelligence artificielle permettant de créer des contenus sexuels explicites sans autorisation a été adoptée en commission parlementaire. Ce texte, qui modifie le futur règlement européen sur l’IA, entend mettre un terme à la prolifération d’images intimes contrefaites, une technologie source de préjudices considérables. Les élus à l’origine de l’initiative soulignent qu’elle constitue une avancée majeure pour la protection des personnes, en particulier les plus vulnérables.

L’amendement prévoit l’interdiction des systèmes conçus pour produire ou altérer des représentations pornographiques réalistes d’individus identifiables à leur insu. Cette démarche législative fait écho à une position déjà adoptée par les représentants des États membres, qui se sont prononcés en faveur d’une mesure similaire la semaine dernière. Le texte doit désormais être soumis à l’approbation de l’ensemble de l’hémicycle lors d’un vote prévu fin mars.

Cette initiative législative intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires ayant mis en lumière les dangers de ces technologies. Le débat s’est notamment intensifié après qu’une fonctionnalité controversée, permettant de générer des images dénudées, a été intégrée à un assistant conversationnel populaire. Bien que l’éditeur ait depuis restreint l’accès à cette fonction et affirmé respecter les législations en vigueur, l’épisode a provoqué une vive réaction des institutions européennes et conduit à l’ouverture d’une enquête.

Si le Parlement donne son feu vert, des négociations finales devront s’engager avec le Conseil de l’UE pour parvenir à une version commune du texte. Son adoption définitive marquerait une étape cruciale dans l’encadrement des usages abusifs de l’intelligence artificielle au sein de l’Union.

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