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Le plafond des tirs de loups relevé à 23 % pour 2026

La ministre de l’Agriculture a confirmé un relèvement du plafond de tirs de loups, qui passera de 21 à 23 % de la population en 2026. Une décision…

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Le plafond des tirs de loups relevé à 23 % pour 2026

La ministre de l’Agriculture a confirmé un relèvement du plafond de tirs de loups, qui passera de 21 à 23 % de la population en 2026. Une décision attendue par des éleveurs confrontés à plus de 10 000 bêtes perdues chaque année.

Le plafond va grimper d’un cran. Dans les prochains jours, la part de loups abattables en France passera de 21 à 23 % du total de la population. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, l’a officialisé depuis le Sommet de l’élevage en Auvergne. Une annonce suivie de près par des éleveurs qui comptabilisent chaque année plus de 10 000 bêtes perdues sous la prédation du loup.

Tirer sur un loup reste interdit en milieu naturel, sauf pour défendre un troupeau. Les « tirs de prélèvement », eux, peuvent intervenir en dehors de toute attaque en cours. Un nombre maximal de bêtes à abattre est fixé chaque année, alors que la population de loups est estimée à un peu plus d’un millier d’individus. En 2025, le quota atteignait 19 %, ce qui correspond à 190 loups tués.

Certains auraient voulu aller plus loin. Des départements alpins réclament un plafond à 30 %, une demande non retenue. La ministre pose en revanche des garde-fous. Si les 23 % sont atteints trop tôt, plus personne n’aura le droit de tirer, et elle veut l’éviter. Autre changement, les loups épargnés une année pourront s’ajouter au plafond de l’année suivante. Un décret doit être présenté avant la mi-octobre, pour une publication en décembre.

Ce texte accompagnera l’application de la loi d’urgence agricole, adoptée cet été. Celle-ci doit donner aux éleveurs habilités des moyens de défense, comme des lunettes de tir à visée nocturne ou thermique. D’autres textes sont annoncés avant le Salon de l’agriculture, fin février. Parmi eux, une ordonnance qui remanie le système d’autorisation environnementale appliqué à l’élevage. Jusqu’ici classés comme les installations industrielles soumises à la protection de l’environnement, les éleveurs gagneront un régime qui leur est propre. Le projet prévoit d’abaisser les seuils de volailles et de porcs à partir desquels une autorisation est nécessaire, et de troquer l’enregistrement contre un « permis simplifié », encore plus souple. Mis à la consultation du public, il a été salué par les filières concernées.

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