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Le gouvernement français exclut de puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole
Face à la flambée des cours du brut, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a réaffirmé la position de la France. Il estime que l’utilisation des stocks nationaux n’est pas à l’ordre du jour, privilégiant une approche mesurée face à la volatilité des marchés.
Les prix des carburants restent à des niveaux historiquement élevés sur le territoire national, une situation directement liée à la tension persistante sur les cours mondiaux du pétrole. Le baril de Brent, référence internationale, a de nouveau franchi le seuil symbolique des cent dollars cette semaine. Cette tendance se répercute inévitablement à la pompe, où le gazole, le carburant le plus consommé en France, se maintient au-dessus de deux euros le litre.
Interrogé sur les moyens d’alléger la pression sur les consommateurs, le ministre de l’Économie a indiqué que le recours aux réserves stratégiques n’était pas envisagé dans l’immédiat. Il a justifié cette position en expliquant la nécessité de préserver ces stocks pour faire face à d’éventuels chocs futurs. Selon lui, ces réserves, par nature limitées, ne sauraient se substituer durablement aux approvisionnements réguliers, aujourd’hui perturbés par les blocages dans le détroit d’Ormuz, un point de passage maritime crucial pour le trafic pétrolier mondial.
Cette annonce intervient dans un contexte où les engagements pris par certains distributeurs de baisser significativement leurs tarifs semblent difficiles à tenir. Les professionnels du secteur évoquent une volatilité trop importante des cours pour appliquer des réductions annoncées. Ils pointent également du doigt la part importante des taxes dans le prix final payé par les automobilistes, appelant à une baisse des prélèvements publics.
De son côté, l’exécutif écarte cette piste, arguant qu’une telle mesure créerait un déficit budgétaire considérable. Les autorités semblent donc privilégier une posture d’attente, tout en surveillant de près l’évolution géopolitique dans la région du Golfe, dont dépend en grande partie la résolution de la crise actuelle.
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