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La frontière afghano-pakistanaise sous le feu des armes

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Les populations civiles, prises au piège des récents affrontements entre Kaboul et Islamabad, font face à une situation humanitaire critique. Des familles déplacées et des habitants locaux subissent directement les conséquences des violences.

À Torkham, poste-frontière stratégique entre l’Afghanistan et le Pakistan, une atmosphère de peur et de confusion règne parmi les civils. Des familles afghanes récemment rapatriées du Pakistan voisin, ainsi que les résidents de la zone, ont été prises de court par une recrudescence des hostilités. Des témoins décrivent des scènes de panique, avec des femmes, des enfants et des personnes âgées fuyant dans tous les sens pour échapper aux tirs.

Un camp de transit accueillant des rapatriés a été touché par des tirs d’artillerie dans la nuit. Les autorités sanitaires locales font état de plusieurs blessés et d’au moins un décès. Des images montrent des civils recevant des soins d’urgence dans un hôpital de la région. Les affrontements, qui ont débuté par des frappes aériennes, se sont poursuivis au sol, marquant une escalade significative des tensions entre les deux pays.

Malgré la fermeture quasi totale de la frontière terrestre depuis plusieurs mois, le point de passage de Torkham était resté ouvert pour permettre le retour des Afghans expulsés du Pakistan. Cette dernière vague de violence a cependant interrompu les mouvements et plongé les communautés frontalières dans une grande détresse. Les habitants, dont beaucoup dépendent économiquement des échanges transfrontaliers, voient leur quotidien et leurs moyens de subsistance gravement compromis.

Des voix s’élèvent parmi la population pour appeler à l’apaisement. Des civils, épuisés par des mois d’instabilité, expriment leur souhait de voir cesser les hostilités et privilégier la voie du dialogue. La situation reste extrêmement tendue, avec des tirs sporadiques entendus dans la zone et des mouvements de forces militaires observés près de la ligne de démarcation. L’avenir immédiat de ces populations, déjà éprouvées par des années de conflit, demeure incertain.

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