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La France a soif et ses nappes phréatiques ne se remplissent toujours pas

La sécheresse de l’été le plus chaud jamais enregistré laisse des nappes phréatiques à des niveaux très bas. 66 % des points de contrôle affichent un…

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La France a soif et ses nappes phréatiques ne se remplissent toujours pas

La sécheresse de l’été le plus chaud jamais enregistré laisse des nappes phréatiques à des niveaux très bas. 66 % des points de contrôle affichent un déficit et la recharge attendue à l’automne n’a pas commencé.

Les réserves d’eau souterraine de l’Hexagone restent dans le rouge. Au 1er octobre, 66 % des points suivis présentaient un niveau inférieur à la moyenne habituelle pour cette période. Plus inquiétant, la baisse se poursuit presque partout, alors qu’à cette saison les nappes devraient commencer à se refaire.

Derrière ce constat, il y a un été hors norme. La France a vécu son été le plus chaud jamais mesuré, avec une température moyenne sur vingt-quatre heures de 24 °C, soit 3,6 °C de plus que la normale 1991-2020. Les étés 2003 et 2022 sont derrière. Les pluies ont manqué et la sécheresse s’est installée. Début octobre, 79 départements étaient en situation de crise et 14 en alerte renforcée, avec des restrictions d’usage de l’eau. Fin septembre, 94 000 personnes en France métropolitaine n’avaient plus d’eau du robinet, 30 000 de plus qu’au début du mois.

Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Le Sud-Est échappe au tableau le plus sombre, notamment les nappes de la Vistrenque, dans le sud du Gard, et celles des sables Astiens de Valras-Agde, autour de l’Hérault. Ailleurs, la majorité du territoire est touchée. Les niveaux sont très bas dans les nappes du socle Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, dans la craie de Champagne, les calcaires du Jura, les grès vosgiens, les calcaires triasiques de Lorraine et la plaine nord d’Alsace.

Deux familles de nappes racontent des temporalités différentes. Les nappes inertielles, qui mettent des mois ou des années à bouger, continuent de perdre du terrain. Les nappes réactives, capables de réagir en quelques semaines aux pluies, baissent dans leur quasi-totalité. Autrement dit, même si des précipitations revenaient, le manque accumulé ne se comblerait pas d’un coup. La recharge automnale, habituellement amorcée à cette période, n’est pas au rendez-vous.

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