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Isaias se renforce et met le Golfe du Mexique sous pression

Premier ouragan de la saison dans l’Atlantique, Isaias gagne en puissance avant d’atteindre la côte américaine entre la Floride, l’Alabama et le…

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Isaias se renforce et met le Golfe du Mexique sous pression

Premier ouragan de la saison dans l’Atlantique, Isaias gagne en puissance avant d’atteindre la côte américaine entre la Floride, l’Alabama et le Mississippi. Son passage entraîne déjà des évacuations, des vols suspendus et une coupe massive dans la production de pétrole et de gaz.

L’ouragan Isaias ne faiblit pas. Ce système classé en catégorie 2 poursuit sa route vers le sud des États-Unis et devrait toucher terre dans la nuit, quelque part entre la Floride, l’Alabama et le Mississippi. Ses vents atteignent déjà 165 km/h, et son centre se trouve à 375 kilomètres au sud du delta du Mississippi. Sur le littoral, les premières évacuations ont été déclenchées.

Les conséquences se font sentir bien au-delà des côtes. Plusieurs aéroports de Floride s’apprêtent à interrompre temporairement leurs vols, tandis que de nombreuses plateformes pétrolières, dont certaines appartiennent à Chevron et à Shell, doivent être évacuées. Résultat, environ deux tiers des capacités de production de pétrole de la région et plus de la moitié de celles de gaz sont à l’arrêt. Près de 1,3 million de barils par jour disparaissent ainsi du marché mondial.

Les autorités météorologiques américaines préviennent que l’arrivée d’Isaias s’accompagnera d’une forte marée de tempête, de vents violents et de crues provoquées par les pluies. Les zones traversées pourraient recevoir de 10 à 20 centimètres d’eau, avec des pointes allant jusqu’à 38 centimètres. Les habitants des secteurs menacés sont invités à boucler au plus vite leurs préparatifs pour protéger les bâtiments de la montée des eaux et des rafales.

Cette saison cyclonique de l’Atlantique, ouverte le 1er juin et qui court jusqu’à fin novembre, s’annonçait pourtant inhabituellement calme. En cause, le phénomène El Niño, qui modifie la circulation atmosphérique à l’échelle du globe. Dans l’Atlantique tropical, il renforce le cisaillement des vents et freine la formation des cyclones, malgré des océans particulièrement chauds.

À l’inverse, le Pacifique connaît une activité soutenue, avec plusieurs ouragans déjà formés cette année, dont Polo, classé en catégorie 5, le niveau le plus élevé. L’agence américaine chargée de l’observation océanique et atmosphérique confirme qu’El Niño, qui revient tous les deux à sept ans sous l’effet du réchauffement des eaux de surface, tend à multiplier les ouragans côté Pacifique. Dans l’Atlantique, une saison moyenne compte sept ouragans, dont trois majeurs.

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