Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Élisabeth Borne tape du point sur la table après l’expulsion d’une collégienne sans papiers

Article

le

Élisabeth Borne tape du point sur la table après l’expulsion d’une collégienne sans papiers

Élisabeth Borne réagit fermement à l’expulsion d’une collégienne sans papiers, rappelant les règles strictes d’intervention policière dans les établissements scolaires.

La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a réagi avec vigueur à l’arrestation et à l’expulsion d’une collégienne sans papiers survenue dans un collège de Maizières-lès-Metz. Dans une lettre adressée aux recteurs des académies et aux chefs d’établissement, elle a souligné que les interventions policières en milieu scolaire sont strictement prohibées, sauf cas exceptionnels.

L’incident s’est déroulé lorsque la collégienne, de nationalité burkinabé et scolarisée en 3e, a été appréhendée par les forces de l’ordre au cours de sa classe de français. Cette opération, planifiée et annoncée à l’administration du collège Verlaine, a conduit à la séparation de l’élève de ses camarades pour être ensuite escortée hors du pays avec sa famille. Cette action a déclenché une vague d’indignation au sein de la communauté éducative et des parents, qui ont manifesté leur désapprobation face à cette intrusion policière.

La réponse d’Élisabeth Borne a été claire et sans équivoque : les établissements scolaires doivent rester des sanctuaires où l’éducation prime sur toute autre considération. Elle a rappelé que cette règle s’applique également aux jeunes majeurs scolarisés et à leurs accompagnants. Cette directive vise à préserver un environnement propice à l’apprentissage, loin des tensions et des interventions extérieures non sollicitées.

La mobilisation autour de cet événement a été significative. Une quinzaine d’enseignants, des parents et diverses associations se sont rassemblés pour protester contre ce qu’ils perçoivent comme une violation du sanctuaire scolaire. Les syndicats enseignants, tels que le SNES-FSU en Moselle, ont également critiqué cette action, dénonçant une atteinte au principe de non-intervention policière en milieu scolaire.

Cet incident pourrait être au cœur des discussions lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) où la ministre doit présenter un nouveau programme d’éducation à la sexualité. Il s’inscrit dans un contexte où les questions de sécurité et d’intervention policière dans les écoles sont devenues des sujets brûlants, soulevant des débats sur la protection des élèves et le respect de l’intégrité des lieux d’apprentissage.

Élisabeth Borne a réaffirmé avec force la nécessité de maintenir les établissements scolaires à l’écart des interventions policières, sauf en cas de nécessité absolue, rappelant ainsi l’importance de l’école comme lieu de sécurité et d’éducation pour tous les élèves, sans distinction de leur statut légal.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus