Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Ebola franchit une nouvelle frontière et place le Nigeria sous surveillance

Le Nigeria a confirmé un premier cas d’Ebola à Abuja, sur une patiente arrivée par vol international depuis l’Ouganda. Le pays appelle ses structures de…

Article

le

Ebola franchit une nouvelle frontière et place le Nigeria sous surveillance

Le Nigeria a confirmé un premier cas d’Ebola à Abuja, sur une patiente arrivée par vol international depuis l’Ouganda. Le pays appelle ses structures de santé à la plus grande vigilance tandis que le Kenya compte un neuvième malade et que la RDC reste le foyer le plus lourd.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, a confirmé un premier cas d’Ebola sur son sol. La malade est une femme arrivée récemment à Abuja par un vol international en provenance d’Ouganda. Elle a été admise dans un hôpital privé de la capitale, où elle a été prise en charge plusieurs jours avant que le diagnostic soit établi. Les autorités ont demandé à tous les établissements de santé, publics comme privés, de monter d’un cran dans la vigilance.

La priorité est désormais de retrouver les personnes qui ont croisé la patiente. Le ministère de la Santé indique que 44 contacts étroits ont déjà été identifiés. Les équipes suivent soignants, patients, aidants et contacts liés au voyage. En parallèle, la RDC continue d’affronter la 17e épidémie d’Ebola de son histoire, la plus lourde jamais enregistrée dans le pays. Les autorités congolaises comptent plus de 9 000 cas et 4 381 décès.

Au Kenya, un neuvième cas a été détecté. Le pays d’Afrique de l’Est avait signalé un premier malade après le décès à Nairobi d’un homme d’affaires ayant vécu en RDC. Huit autres contaminations ont suivi, souvent chez des proches de cette première victime, un homme d’une quarantaine d’années. Les États-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de reconsidérer leurs projets de voyage au Kenya.

L’Ouganda, voisin de la RDC, a déjà traversé une poussée de vingt cas et deux décès avant de déclarer l’épidémie éteinte dans le pays. Le Nigeria, lui, a déjà connu Ebola en 2014. Le virus avait alors été repéré à Lagos, mégapole de 20 millions d’habitants à l’époque. La riposte avait limité l’épisode à 21 jours, avec sept morts sur 19 personnes contaminées. L’épisode ouest-africain de 2013-2016 avait fait plus de 11 000 morts. L’Organisation mondiale de la Santé avait parlé d’un succès spectaculaire face à ce qui pouvait devenir une flambée urbaine incontrôlable.

Le pays reste toutefois exposé. Son climat chaud et humide favorise les virus, et ses 240 millions d’habitants accélèrent la circulation des maladies. Le ministre de la Santé veut rassurer. Il rappelle que le Nigeria avait réussi à contenir Ebola en 2014 et que les enquêtes se poursuivent, tout en appelant la population au calme. Un essai clinique est en cours, mais il n’existe encore ni vaccin ni traitement spécifique contre le virus Bundibugyo à l’origine de l’épidémie actuelle. Le patron de l’agence sanitaire de l’Union africaine réclame une mobilisation internationale. Il décrit une épidémie d’Ebola plus étendue géographiquement que toutes les précédentes, présente dans plusieurs pays de trois régions africaines, avec une létalité proche de 50 % en RDC. Il demande des financements immédiats et souples, du matériel médical, des outils de diagnostic, des équipes de riposte formées et une surveillance communautaire renforcée.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus