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Bardella nie en bloc, six Français sur dix ne le croient pas

Le président du Rassemblement national rejette une nouvelle fois les accusations d’antisémitisme qui le visent et dénonce une opération de…

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Bardella nie en bloc, six Français sur dix ne le croient pas

Le président du Rassemblement national rejette une nouvelle fois les accusations d’antisémitisme qui le visent et dénonce une opération de déstabilisation. Un sondage montre qu’une nette majorité de Français reste sceptique face à sa défense.

Jordan Bardella a repris son argumentaire là où il l’avait laissé. Invité sur une chaîne d’information en continu, le patron du Rassemblement national a passé la première demi-heure d’antenne à dérouler une réponse rodée depuis les premières révélations. Un média d’investigation le désigne comme l’auteur de messages sans équivoque remontant à 2013, une année où il avait 17 ans.

Sa ligne n’a pas bougé d’un pouce. « Je n’ai jamais tenu ces propos ignobles », a-t-il lancé, écartant la formule d’« erreur de jeunesse » pour des positions qui, dit-il, ne sont pas les siennes. Il se présente comme « un garçon raisonnable », convaincu que les Français le connaissent, et jure n’avoir « aucun goût particulier pour les choses sulfureuses ou pour l’extrémisme ». Il assure aussi n’avoir jamais croisé Alain Soral, idéologue antisémite et négationniste. Sur le terrain judiciaire, il rappelle avoir déposé une plainte pour diffamation et annonce en préparer une seconde, pour faux et usage de faux, contre le site d’investigation, dont les journalistes cherchent selon lui à l’« assassiner politiquement ».

Le chef de file de l’extrême droite se pose en victime d’une « opération de déstabilisation ». Elle ne viendrait pas de ses rangs, affirme-t-il, avant de laisser planer le doute sur l’extérieur. « Nous n’excluons rien », glisse-t-il. Il invite chacun à juger sur pièces, à scruter le timing et les méthodes, persuadé que « le temps révélera sans doute la vérité ». Pour lui, toute cette affaire ne sert qu’à nourrir des polémiques dont, dit-il, « tout le monde se moque ».

Les Français, eux, ne semblent pas convaincus. Un sondage réalisé dans les jours qui ont précédé l’émission indique que 61 % des personnes interrogées ne croient pas à sa défense. Trois quarts des sondés, soit 74 %, jugent les accusations graves, et environ une sur cinq affirme que son image s’est détériorée à cause d’elles. L’étude s’appuie sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes en âge de voter.

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