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À 37 ans, Vincent Luis décroche le titre mondial Ironman à Hawaï

Le Français a remporté dimanche l’épreuve mythique de Kona, pour ce qui devait être la toute dernière course de sa carrière. Un succès qui le pousse…

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À 37 ans, Vincent Luis décroche le titre mondial Ironman à Hawaï

Le Français a remporté dimanche l’épreuve mythique de Kona, pour ce qui devait être la toute dernière course de sa carrière. Un succès qui le pousse aujourd’hui à s’interroger sur la suite.

Vincent Luis a choisi le décor le plus prestigieux qui soit pour écrire la plus belle page de sa vie de triathlète. Dimanche, sur la grande île d’Hawaï, le Français de 37 ans a été sacré champion du monde Ironman, au terme d’une course qu’il avait annoncée comme la dernière de sa carrière professionnelle.

Le chrono raconte à lui seul la performance. Luis a bouclé l’épreuve en 7h47’27, devançant le Norvégien Gustav Iden (7h49’03) et l’Américain Matthew Marquardt (7h49’59). Pierre Le Corre, autre Tricolore engagé, s’est hissé à la cinquième place en 7h53’29. Le scénario, lui, a été d’une limpidité totale. Sorti de l’eau dans le top 10 après 3,8 km de nage, le Français a conservé ce rang au sortir des 180 km de vélo, avant de faire la différence sur le marathon. Les 42 km de course à pied ont fait le tri.

Pour Luis, ce sacre s’ajoute à un palmarès déjà bien rempli, lui qui compte deux titres mondiaux en triathlon. Mais l’émotion va bien au-delà du seul bilan sportif. « Je n’ai pas encore réalisé. (…) C’est une fois que je serai à la maison, que je vais m’asseoir, que je vais commencer à l’intégrer. Les premières pensées ont été pour les gens qui m’ont supporté. Les deux dernières années, depuis les JO de Paris (pour lesquels il n’avait pas été sélectionné), ce n’était pas la joie », a-t-il confié.

Reste que la suite de sa carrière demeure une vraie inconnue. Le Français l’assume, il balance entre l’envie de remettre ça et le besoin de tourner la page. « Si je vais finalement continuer ? Je ne sais pas… C’est un peu du 50/50. D’un côté, je me dis « Si Kona, c’était ma course ? Si j’étais bon dans la chaleur ? Et si c’était possible de gagner plus ? » Mais je me demande aussi ce que pourrait m’apporter une deuxième victoire, sachant qu’en plus, elle est vraiment hypothétique. J’ai 37 ans, je ne vais pas m’améliorer avec l’âge », a-t-il expliqué.

L’investissement consenti pour cette course pèse lui aussi dans la réflexion. « J’ai surtout tout investi sur cette course. J’ai fait le métier à fond, avec mes sponsors qui ont été derrière moi. Je me demande ce que je peux faire de mieux. (…) Et puis personne n’a encore arrêté sa carrière après avoir gagné à Kona. Donc peut-être qu’il faut être original pour être soi-même », a-t-il ajouté.

Chez les femmes, l’Américaine Taylor Knibb a été sacrée en 8h36’29. Mais dimanche, sur la grande île, c’est bien un Français qui a volé la vedette.

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