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Un rat dans les couloirs du bloc, une vingtaine d’agents du CHU de Guadeloupe cessent le travail

Un rongeur aperçu dans les couloirs du bloc opératoire a poussé une vingtaine d’agents du CHU de Guadeloupe à faire valoir leur droit de retrait depuis…

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Un rat dans les couloirs du bloc, une vingtaine d'agents du CHU de Guadeloupe cessent le travail

Un rongeur aperçu dans les couloirs du bloc opératoire a poussé une vingtaine d’agents du CHU de Guadeloupe à faire valoir leur droit de retrait depuis lundi. La direction a suspendu le programme opératoire tout en maintenant les urgences vitales.

Tout est parti d’une apparition samedi, dans les couloirs qui desservent le bloc opératoire de l’hôpital de Pointe-à-Pitre. Un rat y a été aperçu, et la scène a été filmée. La vidéo a circulé parmi les équipes dès le dimanche, où l’on voit l’animal longer un mur puis se faufiler sous une porte battante tandis qu’un agent tente de l’écarter d’un coup de pied. Des cris, des rires, et une question qui tourne en boucle chez les soignants. Que vient faire un rongeur à cet endroit ? Le lendemain, une partie du personnel a refusé de reprendre le travail et a fait jouer son droit de retrait. Une vingtaine d’agents sont concernés, soit environ la moitié des effectifs du bloc.

Pour les représentants du personnel, la présence de cet animal n’a rien d’anecdotique. Les rats transportent la leptospirose, une bactérie qui se développe dans leur urine, et en voir un dans un secteur aussi sensible laisse penser qu’un nid s’est installé tout près. Des rongeurs circulent déjà aux abords de l’établissement, disent les agents, mais jamais ils n’avaient poussé jusque dans les couloirs du bloc. Les équipes demandent donc des garanties avant de retourner au travail.

De son côté, la direction n’est pas restée les bras croisés. Les opérations programmées ont été décalées, deux salles d’urgence restant ouvertes lundi et mardi pour les cas vitaux. Une réunion a par ailleurs rassemblé encadrement et agents mardi, à Pointe-à-Pitre. Sur le volet sanitaire, l’établissement évoque deux campagnes de dératisation menées les 2 et 9 octobre, une troisième lancée lundi et une quatrième prévue mercredi. Le nettoyage approfondi du bloc a débuté lundi 12 octobre, avec un renfort annoncé pour la suite. La direction affirme aussi qu’aucun risque de rage ou de peste ne pèse sur la Guadeloupe et qu’en cas d’exposition à la leptospirose, une prise en charge rapide donne de bons résultats.

Les maladies portées par les rats, elles, ne sont pas à prendre à la légère. La leptospirose peut avoir des conséquences graves, parfois mortelles. Les rongeurs sont aussi vecteurs d’infections à hantavirus, capables de toucher les reins. Au vu des mesures annoncées, la direction estime que l’activité du bloc peut reprendre. Reste à savoir si les agents concernés accepteront de reprendre le travail dans les mêmes conditions.

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