Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Pensions complémentaires, une revalorisation entre 1,2% et 1,9% pour 14 millions de retraités

Les partenaires sociaux s’apprêtent à fixer le montant de la hausse des retraites complémentaires Agirc-Arrco, applicable dès le mois de novembre. Un…

Article

le

Pensions complémentaires, une revalorisation entre 1,2% et 1,9% pour 14 millions de retraités

Les partenaires sociaux s’apprêtent à fixer le montant de la hausse des retraites complémentaires Agirc-Arrco, applicable dès le mois de novembre. Un arbitrage délicat entre défense du pouvoir d’achat et équilibre financier du régime.

Quatorze millions de personnes retiennent leur souffle. Les anciens salariés du privé vont bientôt connaître le montant de leur prochaine revalorisation de retraite complémentaire, celle que verse l’Agirc-Arrco en plus du régime de base. La décision revient aux syndicats et au patronat, qui pilotent ensemble ce système. Leur choix s’annonce serré, avec une hausse attendue quelque part entre 1,2% et 1,9%, pour une application au début du mois de novembre.

La marge de manœuvre reste étroite. Les règles du régime imposent de rester légèrement en dessous de l’inflation, de 0,4 point précisément. Le conseil d’administration peut toutefois décider d’aligner la hausse sur celle des prix, ou au contraire de rogner un peu plus. Les prévisions tablent sur une inflation de 2% pour l’année 2026. Mais une autre limite entre en jeu, celle de l’équité entre les générations. La revalorisation ne peut pas dépasser l’évolution du salaire moyen par tête, estimée à 1,9%. Les gestionnaires retiennent finalement une hypothèse médiane, entre les 2% envisagés par l’exécutif et les 1,8% calculés pour la France au niveau européen.

Côté syndicats, le ton se veut offensif. Pour eux, le régime a les moyens d’accorder la hausse maximale, à 1,9%, surtout après une année blanche. L’an dernier, les discussions s’étaient soldées par un échec et aucune revalorisation n’avait été décidée. Le patronat assure de son côté vouloir aboutir à un accord, tout en appelant à la responsabilité pour préserver la solidité du système sur le long terme. Il refuse de faire abstraction d’un contexte économique qui se dégrade.

Un nouvel échec aurait des effets très concrets. Les pensions seraient de nouveau gelées, une issue que les partenaires sociaux veulent éviter à tout prix, au moment où ils tentent de prouver leur capacité à dialoguer sans l’Etat. Chaque décision est pesée sur le long terme. Le régime doit garder l’équivalent de six mois de versements disponibles à tout moment sur quinze ans. Les réserves atteignent aujourd’hui près de 90 milliards d’euros, de quoi couvrir dix mois de pensions. Un point de revalorisation supplémentaire représente un milliard d’euros de dépenses en plus. Et même sans aucune augmentation, le vieillissement de la population alourdit la facture d’environ 1,5 milliard d’euros chaque année.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus