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Sécheresse, des prêts à taux zéro promis aux agriculteurs asphyxiés

Les éleveurs durement frappés par le manque de pluie décrochent de nouvelles aides, dont des prêts à taux zéro pour renflouer leur trésorerie. Leur entrée…

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Sécheresse, des prêts à taux zéro promis aux agriculteurs asphyxiés

Les éleveurs durement frappés par le manque de pluie décrochent de nouvelles aides, dont des prêts à taux zéro pour renflouer leur trésorerie. Leur entrée en vigueur reste toutefois suspendue à un budget encore incertain.

C’est un bol d’air, à condition qu’il se concrétise. En Auvergne, au Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a présenté une nouvelle salve de mesures pour les exploitants malmenés par la sécheresse et les canicules. Un plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros avait déjà été dévoilé, mais les syndicats l’ont jugé insuffisant. Ils attendaient surtout un plan de rebond, absent de la première mouture du budget. Le gouvernement promet désormais des amendements au fil des débats parlementaires.

Le cœur du dispositif, ce sont des prêts à taux zéro. Ils pourraient porter sur un encours de deux milliards d’euros, de quoi financer notamment du fourrage et des intrants. La FNSEA, qui évaluait la facture pour l’État à 50 millions d’euros, réclamait cette mesure sans attendre. Plusieurs banques ont déjà accepté de ramener leurs taux à 2,5 %, l’État prenant à sa charge les intérêts restants. Les jeunes récemment installés disposeraient en plus d’un mécanisme dédié pour rééchelonner leurs prêts, une demande des Jeunes Agriculteurs.

Sauf que rien n’est encore acquis. Ces prêts dépendent de l’adoption du budget, une étape loin d’être gagnée en l’absence de majorité au Parlement. Autre annonce, le déblocage de 21 millions d’euros puisés dans la réserve du fonds de réarmement. Cette enveloppe de 235 millions, placée entre les mains des préfets, sert à épauler les exploitations les plus touchées. Il ne s’agit pas d’argent frais, ces fonds étaient conservés jusqu’ici et sont désormais distribués.

Reste la revendication de fond des éleveurs, l’assurance récolte. Elle doit compenser la perte des prairies, qui n’ont quasiment pas poussé depuis le printemps faute de pluie, forçant les exploitants à entamer les stocks de fourrage réservés à l’hiver. Sur le terrain, le compte n’y est pas. Les éleveurs contestent les estimations de pousse des prairies, qu’ils jugent éloignées de ce qu’ils constatent. Le gouvernement promet une carte actualisée des pertes, de la transparence et des réunions pour confronter les données satellite aux observations du terrain.

Devant la ministre, une quarantaine de militants FESA/JA ont brandi drapeaux et pancartes, entourés de responsables syndicaux. La profession, elle, attend du concret plutôt que des promesses à confirmer.

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