Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

La soif gagne du terrain en France, avec 94 000 habitants privés d’eau potable

Ils étaient 64 000 à dépendre de citernes et de bouteilles au début du mois, ils sont désormais 94 000. Un été de chaleur record et de pluies quasi…

Article

le

La soif gagne du terrain en France, avec 94 000 habitants privés d'eau potable

Ils étaient 64 000 à dépendre de citernes et de bouteilles au début du mois, ils sont désormais 94 000. Un été de chaleur record et de pluies quasi absentes a laissé les réserves d’eau du pays à bout de souffle.

Les chiffres grimpent vite. Fin septembre, 94 000 personnes n’avaient plus accès à l’eau du robinet en France métropolitaine, contre 64 000 quelques semaines plus tôt, d’après le dernier relevé des autorités. Soit 30 000 foyers supplémentaires basculés en quelques jours dans une situation d’urgence. Concrètement, ces habitants ne peuvent plus compter sur leur réseau et doivent être ravitaillés, par camions-citernes ou à coups de bouteilles, pour boire, cuisiner ou se laver.

Le problème ne s’arrête pas aux robinets coupés. Autour de 6,4 millions de personnes vivent dans des territoires où la distribution d’eau potable est placée sous surveillance. L’eau coule encore normalement chez elles, mais la ressource montre des signes de fragilité qui inquiètent les gestionnaires. Là aussi, la courbe monte, avec 223 000 habitants de plus sur un mois.

En cause, une saison hors norme. Le pays a connu son été le plus chaud jamais mesuré, accompagné de pluies très rares. Les nappes et les rivières se sont vidées, sans recharge possible, alors que la demande d’eau potable restait à son plus haut. La sécheresse s’installe donc dans la durée, et avec elle une question simple pour des milliers de communes. Comment garantir l’eau courante demain si les étés ressemblent à celui-ci.

La situation est encore plus tendue dans plusieurs territoires d’outre-mer. La Guadeloupe a traversé une crise de l’eau sur deux fronts à la fois. D’un côté, une distribution paralysée par la sécheresse et par les fuites d’un réseau qui perd une partie de ce qu’il transporte. De l’autre, des sites de baignade pollués, conséquence directe d’un assainissement dégradé. Deux difficultés qui se cumulent, et qui rendent chaque solution plus compliquée à mettre en place.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus