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Les adieux en larmes de Messi, avec un dernier but pour la route

Lionel Messi a disputé face au Bénin son 208e et ultime match avec l’Argentine, avec un but et deux passes décisives pour finir. À 39 ans, l’octuple…

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Les adieux en larmes de Messi, avec un dernier but pour la route

Lionel Messi a disputé face au Bénin son 208e et ultime match avec l’Argentine, avec un but et deux passes décisives pour finir. À 39 ans, l’octuple Ballon d’Or a quitté la pelouse du Monumental sous les acclamations d’un stade entier.

Le Monumental était plein à craquer, et Lionel Messi n’a pas réussi à chanter l’hymne argentin. L’émotion était trop forte. Pour sa 208e sélection, la dernière sous le maillot de l’Albiceleste, la star de 39 ans a offert au public de Buenos Aires une sortie à la hauteur de sa légende, avec une victoire 3-0 contre le Bénin.

Sur le terrain, le scénario a ressemblé à un résumé de sa carrière. À la 48e minute, il a trouvé Nicolas Otamendi sur corner, son vieux compère qui range lui aussi le maillot argentin. Treize minutes plus tard, c’est Nico Paz, possible futur héritier du numéro 10, qui a profité de son offrande. Puis, à la 71e, Messi a transformé un penalty pour inscrire son 126e but avec l’Argentine, le tout dernier.

Autour du match, tout avait été pensé pour marquer le coup. Un maillot spécial avait été créé pour l’occasion, et les billets se sont arrachés à des prix astronomiques. À la 10e minute, le jeu s’est arrêté et tout le stade s’est levé pour acclamer la légende, imité jusque dans le camp béninois. L’hymne, lui, a été interprété par un ancien combattant de la guerre des Malouines, et la banderole qui avait fait scandale lors du dernier Mondial a refait surface dans les tribunes.

À la fin de la rencontre, après une pluie d’hommages, Messi a pris le micro. « Je remercie mes coéquipiers pour ce moment. Ils ont fait de mon rêve d’enfant une réalité », a-t-il lancé, évoquant les titres de champion du monde, de champion d’Amérique et la Finalissima. Il a aussi parlé des « guerriers » qui l’entouraient, avant de lâcher qu’il ne voulait pas partir, ni quitter le terrain, et que le pays allait lui manquer. « Je suis tellement reconnaissant envers Dieu d’être Argentin. Fier d’être Argentin et d’avoir réalisé ce rêve avec vous tous. »

Ce départ laisse un vide immense et une question ouverte. Le mythique numéro 10, porté une dernière fois dans ce stade, devra trouver un successeur, et Nico Paz, buteur servi par Messi, incarne déjà l’avenir. Otamendi a lui aussi arrêté, au terme d’une soirée où les larmes n’ont pas manqué, y compris chez Enzo Fernandez. À Buenos Aires, le sentiment était visiblement réciproque.

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