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Le XV de France féminin fait tomber le Canada et se met à rêver grand

Les Bleues ont dominé les vice-championnes du monde canadiennes 21 à 5 à La Rochelle, dans le cadre du WXV Global Series. De quoi entretenir l’espoir d’un…

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Le XV de France féminin fait tomber le Canada et se met à rêver grand

Les Bleues ont dominé les vice-championnes du monde canadiennes 21 à 5 à La Rochelle, dans le cadre du WXV Global Series. De quoi entretenir l’espoir d’un vrai changement de dimension avant le Mondial 2029.

Pendant des années, le scénario était écrit d’avance. Sept demi-finales de Coupe du Monde perdues d’affilée, sept deuxièmes places dans le Tournoi des 6 Nations dans la foulée, et des revers à répétition dès qu’il fallait croiser l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande ou le Canada. Samedi, à La Rochelle, la mécanique s’est enrayée. Le XV de France féminin a fait tomber les Canadiennes, vice-championnes du monde, sur le score de 21 à 5, dans le cadre du WXV Global Series.

Un succès qui a de quoi faire tourner les têtes, sauf que les Bleues n’ont pas l’intention de s’arrêter là. « Cela fait quelques années que nous n’avions pas réussi à battre des équipes du top 3, donc forcément, nous sommes très contentes et très fières de ce que nous avons mis aujourd’hui sur le terrain », savoure la demi de mêlée Pauline Bourdon-Sansus. Elle insiste sur un point précis, la tenue du match sur la durée. « On a réussi à tenir notre match pendant 80 minutes, et ça, c’est le plus important. » La suite, elle la voit surtout comme une mise en garde contre elle-même. Cette équipe a souvent alterné le meilleur et le pire, capable d’enchaîner une grande performance puis de passer complètement à côté. Elle espère donc que ce résultat lance une dynamique durable, portée par une envie commune de décrocher des titres et de réduire l’écart avec les nations installées devant.

Emilie Boulard, l’arrière des Bleues, replace ce match dans un temps plus long. Elle rappelle les échecs accumulés face à l’Angleterre et les lourdes défaites concédées dernièrement contre le Canada ou la Nouvelle-Zélande. Pour elle, la victoire de samedi est d’abord la récompense d’un travail lancé depuis le début de l’année avec François Ratier. Une réponse concrète, qui doit servir à bâtir pour les objectifs à venir et à gonfler la confiance du groupe. Son image résume bien l’état d’esprit. « C’est une nouvelle pierre dans la construction de notre mur. On va dire que c’est une grosse pierre, celle-ci. »

Reste à confirmer. Quatrièmes des Global Series après trois rencontres, les Françaises vont très vite être fixées sur la portée de leur exploit. Dès le mois prochain, elles partent en Nouvelle-Zélande pour trois matchs face aux Black Ferns, deuxièmes du classement. Gagner une, deux ou trois fois là-bas enverrait un signal fort. À trois ans de la Coupe du Monde organisée en Australie, c’est exactement le genre de message que cette équipe veut faire passer.

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