Société
Après les scandales du périscolaire, l’école promet une protection renforcée pour les enfants
À la veille de la rentrée, les autorités affichent leur fermeté après les affaires de violences sexuelles dans les accueils périscolaires. Nouvelles…

À la veille de la rentrée, les autorités affichent leur fermeté après les affaires de violences sexuelles dans les accueils périscolaires. Nouvelles procédures, formation et fichier national sont au programme.
La pression était forte sur le gouvernement à l’approche de la rentrée. Quelques mois plus tôt, des affaires de violences sexuelles avaient éclaté dans le périscolaire parisien, poussant à la suspension de dizaines d’animateurs. D’autres académies avaient ensuite fait état de situations comparables. Face à cette onde de choc, le ministre de l’Éducation et la rectrice de l’académie de Paris ont voulu montrer que l’institution ne détournait pas le regard.
Le ministre a assuré que tout était mis en œuvre pour protéger les mineurs. Il a rappelé les dispositifs déjà lancés. Un protocole national, publié en mars, doit harmoniser le traitement des signalements de violences sexuelles au sein des écoles. Un questionnaire destiné à tous les élèves, de la grande section à la terminale, doit aussi voir le jour. Le gouvernement planche en outre sur un fichier national des personnes révoquées du milieu scolaire, afin de leur interdire toute réembauche dans une autre structure. Cette mesure est inscrite dans le projet de loi sur la protection de l’enfance.
De son côté, la rectrice Julie Benetti a rappelé avec force le devoir de protéger les enfants confiés à l’école. Selon elle, ce devoir absolu ne saurait être limité par le découpage administratif entre le temps scolaire et le temps périscolaire. Bien au contraire, les procédures doivent être renforcées pour qu’aucune violence ne reste sans réponse, qu’elle ait lieu en classe, dans la famille ou ailleurs. L’académie de Paris va distribuer à la rentrée un guide destiné aux directeurs d’école sur la prévention et le traitement des violences sexuelles.
La formation est également un axe central. Tous les directeurs d’école ont déjà bénéficié d’une session sur la sécurité physique et affective des enfants. À la rentrée, cette formation sera élargie aux professeurs des écoles. Le ministre a souligné que les collectivités locales avaient pris conscience de la gravité de la situation et avaient engagé leurs propres actions. Reste que ces dispositifs ont des limites. La rectrice l’a admis sans détour. Ils ne suffisent pas, mais ils sont nécessaires.
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