Politique
Face aux mégafeux, Glucksmann sort son plan et vise la présidentielle
L’eurodéputé est allé sur le terrain dans l’Aude, meurtrie par les incendies de 2025. Il propose un service civique obligatoire et une filière européenne…


L’eurodéputé est allé sur le terrain dans l’Aude, meurtrie par les incendies de 2025. Il propose un service civique obligatoire et une filière européenne pour fabriquer nos propres bombardiers d’eau.
Ce mercredi, Raphaël Glucksmann a arpenté les terres brûlées de l’Aude. Le probable candidat à la présidentielle est allé à la rencontre des habitants de Jonquières et Coustouge, deux villages durement touchés par les mégafeux de l’an dernier. Dix-sept mille hectares étaient partis en fumée. Sur place, il a écouté les riverains et les professionnels qui vivent au quotidien avec les séquelles du feu.
L’eurodéputé en a profité pour dérouler ses idées. Il veut faire de l’adaptation au changement climatique une cause nationale. Concrètement, cela passerait par une mobilisation générale pour la sécurité civile, l’entretien des forêts et des friches. Il plaide pour que les Français puissent s’engager, et rappelle que l’entraide existe déjà. Mais il faut l’organiser. Pour lui, un service civique obligatoire et universel pourrait servir à entretenir ces espaces et à prévenir la propagation des incendies.
Il a aussi imaginé un guichet unique pour l’engagement dans la sécurité civile, qui rassemblerait toutes les associations. Son idée est de permettre aux citoyens de contribuer à préserver leur territoire. Il souhaite également créer des parlements de l’eau, où habitants et agriculteurs décideraient ensemble d’une gestion démocratique et concertée de la ressource.
Sur les moyens aériens, Raphaël Glucksmann est sans ambiguïté. Plus de canadairs, c’est une nécessité absolue et une priorité nationale. Mais il ne veut pas dépendre du Canada pour ces appareils. Il défend la relance d’une filière industrielle française et européenne, et cite l’exemple de la start-up Positive Aviation, basée à Toulouse, qui veut transformer l’ATR 72 en bombardier d’eau. Le problème, c’est le manque d’investissements. L’État doit pouvoir les générer, insiste-t-il, pour produire nos propres outils de lutte contre le feu.
Interrogé sur ses ambitions, l’eurodéputé social-démocrate reste évasif. Il s’était donné jusqu’à la fin de l’été pour officialiser sa candidature. Sa réponse est simple. Nous ne sommes pas à la fin de l’été, et vous le saurez très vite.
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