Faits Divers
Quatre nouvelles arrestations dans l’enquête sur la mort de Mehdi Kessaci
La police a interpellé quatre suspects supplémentaires mardi dans l’affaire du jeune homme de 20 ans, abattu par erreur à Marseille. Le dossier s’épaissit…


La police a interpellé quatre suspects supplémentaires mardi dans l’affaire du jeune homme de 20 ans, abattu par erreur à Marseille. Le dossier s’épaissit autour de la DZ Mafia, le gang qui aurait commandité le meurtre.
La traque s’accélère. Mardi, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué de plusieurs balles en plein après-midi le 13 novembre 2025 à Marseille. Le parquet national anticriminalité organisée, le Pnaco, a confirmé l’information. Ce nouveau parquet, créé en janvier pour lutter contre les trafics qui déstabilisent la société, suit désormais l’affaire de près.
Parmi les quatre suspects interpellés, trois sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la logistique du crime. Ils auraient participé à l’organisation ou aidé les auteurs après les faits. Le quatrième, lui, serait un exécutant de la DZ Mafia. Selon des sources proches de l’enquête, il aurait été recruté comme tireur pour une opération prévue la veille du meurtre, une opération qui n’a finalement jamais eu lieu.
Ces arrestations s’ajoutent à celles de six autres personnes mises en examen fin mars, cinq hommes et une femme. Le jeune Mehdi Kessaci, totalement inconnu de la justice et de la police, n’avait rien à voir avec le trafic de stupéfiants. Les enquêteurs l’ont confirmé les tueurs se sont trompés de cible. Ils visaient en réalité son frère, Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre le narcotrafic. Celui-ci est devenu quatrième adjoint au maire de Marseille après les élections municipales de mars.
L’assassinat de Mehdi a provoqué une onde de choc dans la ville et au-delà. La violence des gangs marseillais, en particulier la guerre des points de deal, a fait 17 morts en 2025 dans la cité phocéenne. C’est moins que les 24 morts de 2024 et les 49 de 2023, mais le drame de cet étudiant tué par erreur a rappelé avec force le coût humain de ces trafics. Les avocats d’Amine Kessaci ont fait savoir qu’ils gardaient confiance en la justice du pays. L’instruction, elle, est menée par des juges parisiens.
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