Société
Sophie Binet, la patronne de la CGT qui a su fédérer sans faire de vagues
Plébiscitée pour son sens de la communication et sa fermeté face à l’extrême droite, la secrétaire générale de la CGT a réussi à recoller les morceaux…

Plébiscitée pour son sens de la communication et sa fermeté face à l’extrême droite, la secrétaire générale de la CGT a réussi à recoller les morceaux d’un syndicat déchiré. Mais entre les radicaux et les réformistes, son équilibre reste fragile.
Trois ans après avoir été élue par surprise, Sophie Binet s’est imposée comme le visage incontournable de la CGT. Elle a su incarner le syndicat dans les médias avec des punchlines qui parlent aux jeunes, tout en maintenant l’unité d’une organisation connue pour ses fractures internes. Pourtant, gouverner la CGT, c’est constamment naviguer entre des lignes opposées. Certains militants regrettent « la perte du côté radical », tandis que d’autres saluent son talent de porte-parole. « C’est la meilleure chose qui nous soit arrivée », s’enthousiasme une déléguée cheminote.
Au congrès de Tours, le rapport d’activité a été adopté à 81 %, preuve que la maison CGT va mieux. Mais des contestataires ont envahi la scène jeudi, et des voix se sont élevées pour critiquer l’absence de volonté d’élargir le mouvement social de l’automne. « Seul le rapport de force organisé permet de gagner », a lancé une militante des industries chimiques. Sophie Binet doit donc composer avec une base qui reste divisée entre ceux qui veulent une ligne de lutte des classes et ceux qui prônent une ouverture vers la société civile et les ONG écologistes.
Son atout majeur, c’est l’unité syndicale. Avec Marylise Léon, sa homologue de la CFDT, elle a maintenu une image commune, là où leurs prédécesseurs évitaient de s’afficher ensemble. Un geste salué par le numéro un de la CFE-CGC, mais critiqué par certains radicaux. Sophie Binet a aussi imposé un féminisme affirmé, même si elle doit batailler contre le sexisme en interne. « Elle a le sens de la diplomatie mais sait sortir les griffes quand il faut », confie un responsable syndical. Un équilibre qui lui a permis de transformer un handicap de départ son appartenance à la fédération des cadres en véritable force.
À lire aussi

SociétéEn Ligne 7 joursLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles
Faits DiversEn Ligne 4 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 4 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
CultureEn Ligne 5 joursCéline Dion referme en beauté son marathon parisien
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
SociétéEn Ligne 5 joursÉlèves, gilets jaunes et syndicats unissent leurs colères dans la rue
Faits DiversEn Ligne 4 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Marseille, la guerre de la drogue marque une pause inédite
















