Économie
L’OMC au défi de sa propre refondation
Alors que s’ouvre à Yaoundé une conférence ministérielle cruciale, l’Organisation mondiale du commerce doit affronter ses divisions internes et un contexte géopolitique délétère pour tenter de préserver le système commercial multilatéral.
Les représentants des 166 États membres se retrouvent au Cameroun pour une réunion dont les enjeux dépassent largement l’agenda technique. L’institution, affaiblie par des années de blocages et de défiance, fait face à une pression existentielle dans un environnement international marqué par la résurgence des politiques unilatérales et des tensions sécuritaires. L’objectif affiché est de poser les bases d’une réforme structurelle, une tâche qui s’annonce ardue au vu des positions antagonistes qui se sont exprimées en amont des discussions.
La directrice générale de l’organisation a elle-même reconnu la nécessité d’ouvrir un nouveau chapitre, évoquant les frustrations accumulées par de nombreux pays et les dérives protectionnistes observées ces dernières années. Le retour aux affaires de l’ancien président américain Donald Trump, dont l’administration prône une approche commerciale fondée sur la réciprocité et les accords bilatéraux, ajoute une dimension particulière à ce sommet. Washington a clairement indiqué son attente d’une évolution substantielle des règles communes.
Les lignes de fracture sont multiples. Elles concernent aussi bien les procédures de décision, actuellement soumises au consensus, que la définition des statuts accordés aux pays en développement ou le fonctionnement du mécanisme de règlement des différends, paralysé depuis plusieurs années. La demande américaine de réexaminer le principe cardinal du traitement de la nation la plus favorisée, garant de l’égalité entre partenaires, cristallise particulièrement les oppositions. Si l’Union européenne se dit ouverte à une réflexion sur le sujet, d’autres puissances, à l’instar de la Chine, y voient un pilier intangible du système.
Au-delà de ce chantier complexe, les ministres devront également parvenir à un accord sur le maintien du moratoire concernant les droits de douane sur les transactions électroniques, un dossier où la position de l’Inde sera déterminante. Les observateurs s’accordent à dire que les divergences d’intérêts nationaux rendent toute avancée significative incertaine. Pour beaucoup, l’enjeu de cette rencontre est de démontrer que l’institution conserve une utilité dans sa mission fondamentale, à savoir la réduction des entraves aux échanges à une époque où les tendances contraires semblent prévaloir. L’issue des travaux à Yaoundé dessinera très probablement la trajectoire future de la gouvernance commerciale mondiale.
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