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Société

Mélenchon à Lyon, une charge frontale contre la « vieille presse »

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_**Le leader de La France insoumise a consacré l’essentiel de son discours de soutien à une candidate municipale à une virulente critique des médias traditionnels, tout en apportant son soutien au collectif La Jeune Garde.**_

Lors d’un meeting de soutien à une candidate aux élections municipales lyonnaises, Jean-Luc Mélenchon a délaissé les enjeux locaux pour porter un réquisitoire de près de trois quarts d’heure contre les rédactions qu’il a qualifiées de « vieille presse indignée ». Le rassemblement, qui a réuni environ deux mille personnes, a servi de tribune à une offensive verbale sans précédent à l’encontre de plusieurs titres de la presse écrite et audiovisuelle nationale.

Le chef de file des Insoumis a exhorté son auditoire à manifester son hostilité envers ces médias, leur opposant les titres qu’il estime « sympathiques », à l’instar de l’Humanité, ainsi que les nouveaux supports numériques. Il a justifié la tenue récente d’une conférence de presse réservée à ces derniers au siège de son mouvement, affirmant le droit de ses camarades à choisir leurs interlocuteurs. « Vous n’avez pas le pouvoir de vous inviter de force », a-t-il lancé, selon des comptes-rendus de l’événement.

Son discours s’est poursuivi par des accusations directes, qualifiant certains journalistes de « menteurs » et comparant leurs interrogatoires à des pratiques inquisitoriales. Il a invité les téléspectateurs suivant le meeting sur une chaîne d’information en continu à se tourner vers sa propre plateforme en ligne, concluant par une formule lapidaire à l’adresse des médias traditionnels.

L’intervention a également été l’occasion d’aborder l’affaire judiciaire entourant la mort d’un militant identitaire à Lyon, un dossier dans lequel est impliqué un élu insoumis cofondateur du collectif La Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a catégoriquement dédouané son mouvement de toute responsabilité dans ces événements. Il a apporté un soutien sans réserve au collectif, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une « organisation criminelle » et qu’il n’avait « jamais voulu la mort de qui que ce soit ». Il a en retour pointé du doigt la violence d’extrême droite, évoquant une série d’actes survenus ces dernières années.

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