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Wall Street efface ses pertes et termine en hausse, les taux obligataires relâchent la pression

La place new-yorkaise a bouclé la séance de jeudi dans le vert, après un début de journée compliqué. Un dirigeant de la Réserve fédérale a suffi à calmer…

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Wall Street efface ses pertes et termine en hausse, les taux obligataires relâchent la pression

La place new-yorkaise a bouclé la séance de jeudi dans le vert, après un début de journée compliqué. Un dirigeant de la Réserve fédérale a suffi à calmer les inquiétudes d’un nouveau tour de vis monétaire dès le mois d’octobre.

Les trois grands indices américains ont finalement grappillé du terrain. Le Dow Jones a avancé de 0,04%, soit 20,69 points, pour s’établir à 50.926,74 points. Le S&P-500, plus large, a pris 14,94 points (0,20%) à 7.666,48 points, tandis que le Nasdaq Composite gagnait 10,53 points (0,04%) à 26.871,60 points. Une progression modeste, mais qui a de quoi rassurer après des pertes initiales assez marquées.

La matinée, elle, donnait plutôt le sentiment inverse. Une enquête privée a montré que l’activité manufacturière américaine avait ralenti en septembre, tandis que les prix des intrants s’envolaient. Un rapport distinct du département du Travail a révélé que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage étaient moins nombreuses que prévu. Autrement dit, une économie qui tient bon et des tensions sur les prix qui persistent. De quoi rendre crédible l’hypothèse d’une nouvelle hausse des taux, et faire grimper les rendements obligataires dans un premier temps. Celui du bon du Trésor à dix ans a touché un plus haut de vingt-quatre ans, après avoir signé sur juillet-septembre sa plus forte progression trimestrielle depuis 1994.

Puis la tendance s’est inversée. En cause, les propos de Philip Jefferson, vice-président de la Fed, qui a laissé entendre que la banque centrale pouvait se montrer patiente avant de relever à nouveau ses taux, après la hausse décidée en septembre. Le rendement du bon du Trésor à deux ans, particulièrement sensible aux orientations monétaires, a plongé de près de dix points, un recul inédit depuis août 2025. Du côté des marchés, les paris ont basculé. Selon FedWatch de CME, ils ne sont plus que 28,2% à anticiper une hausse en octobre, contre 68,6% en début de semaine.

Reste un dossier qui continue d’alimenter les craintes sur l’inflation, le pétrole. La Chine a annoncé suspendre ses exportations, ce qui ravive les préoccupations autour de l’approvisionnement mondial en énergie. Le baril de Brent a gagné plus de quatre dollars dans la foulée. Le secteur de l’énergie en a profité, avec une hausse de 1,9% en séance, la meilleure performance des grands compartiments du S&P-500. La technologie a également fini dans le vert, à plus 0,8%. Côté valeurs, Micron Technology a pris 3% après avoir publié des prévisions supérieures aux attentes.

Scott Welch, directeur des investissements de Certuity dans le Maryland, s’attend à « davantage de volatilité » sur les marchés obligataire et actions. Pour lui, « tout le monde s’ajuste à la nouvelle normalité ». Il tempère toutefois. « Il n’y a rien de particulièrement effrayant sur les marchés en ce moment, c’est juste un peu différent de ces dernières années et cela demande quelques ajustements. »

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