C’est un chiffre effrayant ! Russie ? Corée du Nord ? Non… Bienvenue à Sète !
La démocratie tousse à Sète. La municipalité s’octroie un droit sur la liberté d’expression de ses administrés. Les sétois sont confrontés depuis plusieurs années à un service de communication expéditif refusant de laisser en ligne sur la page Facebook de la Ville le moindre commentaire négatif qui va à l’encontre de la carte postale vendue aux nombreux touristes.
Commentaires effacés et utilisateurs bannis
Ces derniers jours une vague très importante de blocages à eu lieu sur la page Facebook de la ville. De nombreux sétois qui ont souhaité interpeller la municipalité sur le sort de plus de 60 SDF, ont tout simplement été bannis de la page pour avoir soutenu les sans-abri et fait part de leur mécontentement.
D’après nos informations la communication de la Ville de Sète bloque aujourd’hui plus de 400 comptes Facebook sur sa page depuis son arrivée sur la toile.
Une dérive autoritaire
Une majorité élue par seulement 18% des sétois qui glisse dangereusement vers une politique autoritaire.
Au delà des administrés bloqués sur les réseaux sociaux où leur liberté d’expression est bafouée, de grave problèmes démocratiques sont apparus depuis le début du quatrième mandat.
En effet en début de mandat le conseil municipal a été dessaisi de plusieurs compétences toutes attribuées au maire. Des compétences telles que, le droit de préemption, les attributions de marchés publics,… Aujourd’hui ce sont 29 compétences qui sont entièrement dans les mains d’un seul homme.
Alors que d’autres villes réinventent la démocratie locale, Sète dérive chaque jour vers une attitude autoritaire qui interpelle sérieusement.
–Compte banni- explication en photos > Un compte utilisateur banni d’une page Facebook ne peux plus réagir sur un post de cette page. L’utilisateur ne peux plus liker, ni commenter le post mais seulement le partager une fois banni.
A noter aussi la modification du règlement intérieur du conseil municipal fin Novembre :
les conseillers (essentiellement d’opposition donc), ne peuvent plus s’exprimer plus de 6 mn sur une question (par contre le conseiller de la majorité qui présente la question n’est pas limité dans le temps).
Et les 25 amendements présentés par l’opposition ont été rejetés, à l’exception d’un seul.
Par exemple, un amendement très simple qui demandait que les enquêtes publiques soient systématiquement annoncées sur le compte Facebook de la ville dont il est question ici (et sur les autres réseaux), a été… refusé.
L’objectif est manifestement de priver les sétois de certaines informations, pour leur en proposer d’autres moins gênantes. Par exemple, lors du lancement de l’enquête publique de l’entrée EST en plein premier confinement, elle n’était pas annoncée, mais on annonçait la reprise par TF1 de « Demain nous appartient » 😉 !
La dictature du Maire en conseil municipal n’est pas nouvelle, il y a qqs années il fermait les micros qd un conseiller d’opposition s’exprimait trop longuement à son goût.
Laurent Hercé
12 janvier 2021 at 14 h 01 min
A noter aussi la modification du règlement intérieur du conseil municipal fin Novembre :
les conseillers (essentiellement d’opposition donc), ne peuvent plus s’exprimer plus de 6 mn sur une question (par contre le conseiller de la majorité qui présente la question n’est pas limité dans le temps).
Et les 25 amendements présentés par l’opposition ont été rejetés, à l’exception d’un seul.
Par exemple, un amendement très simple qui demandait que les enquêtes publiques soient systématiquement annoncées sur le compte Facebook de la ville dont il est question ici (et sur les autres réseaux), a été… refusé.
L’objectif est manifestement de priver les sétois de certaines informations, pour leur en proposer d’autres moins gênantes. Par exemple, lors du lancement de l’enquête publique de l’entrée EST en plein premier confinement, elle n’était pas annoncée, mais on annonçait la reprise par TF1 de « Demain nous appartient » 😉 !
Maryse Laurent
13 janvier 2021 at 17 h 26 min
La dictature du Maire en conseil municipal n’est pas nouvelle, il y a qqs années il fermait les micros qd un conseiller d’opposition s’exprimait trop longuement à son goût.