Politique
Raphaël Glucksmann écrase la primaire et s’impose comme le visage de la gauche sociale-démocrate
Avec 66,17 % des voix, l’eurodéputé l’emporte dès le premier tour de la primaire organisée par la gauche sociale-démocrate. Olivier Faure, qui prônait un…


Avec 66,17 % des voix, l’eurodéputé l’emporte dès le premier tour de la primaire organisée par la gauche sociale-démocrate. Olivier Faure, qui prônait un rapprochement avec LFI, est lourdement sanctionné, loin devant des trois autres candidats tous sous les 10 %.
Le verdict est tombé net. Raphaël Glucksmann a été désigné candidat de la gauche sociale-démocrate à l’élection présidentielle dès le premier tour de la primaire, avec 66,17 % des suffrages. Cela représente 79 613 voix, sur un total de 120 787 votants. Le leader de Place publique, partisan d’une rupture avec La France insoumise, s’offre donc une légitimité difficile à contester au sein de son camp.
Derrière lui, l’écart est vertigineux. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, ne rassemble que 17 398 voix, soit 14,46 %. Un score qui vaut désaveu pour sa ligne de rassemblement de toute la gauche, lui qui plaidait pour un rapprochement avec les insoumis. Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ferment la marche, tous crédités de moins de 10 % des bulletins. La première citée totalise 7,6 % et confie sa « très déçue mais sans regrets ».
Le message envoyé est clair pour les électeurs de gauche. Une majorité de participants à ce scrutin a choisi la carte de l’autonomie plutôt que celle de l’union à tout prix avec LFI. Glucksmann l’a résumé sur le réseau social X en saluant un résultat qui dit « quelque chose de puissant », selon lui. « Une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner », a-t-il écrit, ajoutant qu’il n’était pas là « pour gagner une querelle à gauche » mais « pour gagner l’élection présidentielle ».
Les soutiens se sont rapidement mis en ordre de marche. Jérôme Guedj a apporté son appui appuyé au vainqueur, en insistant sur l’urgence à passer à autre chose. « La primaire, désormais, elle est derrière nous. Le vote est clair. Et donc, il faut qu’on aille le plus vite possible en campagne pour la réussite de la gauche », a-t-il déclaré. Emmanuel Maurel a lui aussi voulu voir le verre à moitié plein, estimant que la gauche était partie « sur de bons rails ».
Reste l’essentiel, et il est loin d’être réglé. Ce vote désigne un candidat, pas encore une dynamique électorale. Il faudra désormais transformer cet élan interne en force capable de peser face au reste de la gauche et au camp présidentiel. Pour Glucksmann, l’équation tient en une phrase, la sienne. Gagner la présidentielle. Les prochaines semaines diront si la gauche sociale-démocrate parvient à tenir ce cap sans se déchirer à nouveau.
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