Politique
Jean-Philippe Tanguy admet que le Rassemblement national attire des profils incontrôlables
Le député du Rassemblement national reconnaît que son parti laisse entrer des éléments difficiles à cerner, après la mise à l’écart d’un collaborateur aux…


Le député du Rassemblement national reconnaît que son parti laisse entrer des éléments difficiles à cerner, après la mise à l’écart d’un collaborateur aux publications racistes et antisémites. Il défend pourtant la ligne et la direction de son mouvement.
Franck Allisio, député du Rassemblement national dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé mettre un terme au contrat d’un de ses attachés parlementaires. En cause, des publications en ligne où cet homme multipliait les conseils de lecture célébrant la collaboration, les plaisanteries racistes et les slogans fascistes. L’affaire, rendue publique, est venue s’ajouter à une longue série de cas similaires apparus ces dernières années, chacun fragilisant un peu plus la stratégie de dédiabolisation portée par le parti d’extrême droite.
Interrogé à la télévision, Jean-Philippe Tanguy n’a pas botté en touche. Le député du Rassemblement national a reconnu que sa formation attirait ce qu’il appelle « des dingues ». « J’en ai viré beaucoup des dingues. Mais ils se cachent, ils sont infiltrés », a-t-il assuré. Selon lui, ces recrues n’assument pas leurs convictions. Il les décrit comme « des pauvres types et des pauvres filles » qui n’ont même pas le courage de porter leurs « opinions pourries », prêts à venir au Rassemblement national « comme des pique-assiettes ». Il raconte même que certains assistants parlementaires travaillaient pour le parti tout en l’insultant en parallèle, cachés derrière des pseudonymes. Sa réponse tient en une phrase, virer dès que le parti apprend le problème. Il ajoute toutefois une nuance, rappelant qu’il n’est ni psychiatre ni membre des services de renseignement.
Le député a aussi profité de l’occasion pour réaffirmer « sa confiance absolue en Jordan Bardella ». Les révélations récentes, notamment sur la fermeture des comptes Facebook du président du RN, n’ont pas entamé son soutien. Il balaie ces éléments, assurant qu’il ne s’agit « pas des preuves » mais de « détails insignifiants » à partir desquels « les journalistes font des raisonnements complètement dingues ». Il reproche encore à la presse « de faire les poubelles » en allant interroger des amis d’enfance de Jordan Bardella.
Pour Jean-Philippe Tanguy, ce feuilleton finira par se retourner contre ceux qui le nourrissent. Il y voit « le discrédit d’une partie des élites médiatico-politiques qui sont paniquées à l’idée que les Français pourraient choisir un choix de rupture ».
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