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Edwige Diaz prend les commandes du premier groupe RN au Sénat

L’ancienne députée de Gironde, âgée de 38 ans, vient d’être nommée à la tête du tout premier groupe parlementaire du Rassemblement national à la chambre…

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Edwige Diaz prend les commandes du premier groupe RN au Sénat

L’ancienne députée de Gironde, âgée de 38 ans, vient d’être nommée à la tête du tout premier groupe parlementaire du Rassemblement national à la chambre haute. Sa formation et ses alliés y font leur entrée pour la première fois.

Le Rassemblement national tient désormais son premier groupe au Sénat. Et c’est Edwige Diaz qui va le présider. La sénatrice de Gironde, élue dimanche dernier, a été désignée par son parti, comme l’a annoncé Jordan Bardella mardi. La chose s’est jouée lors d’une réunion des parlementaires RN et UDR à l’Assemblée nationale, où l’ancienne députée de 38 ans a reçu des applaudissements appuyés.

Pour le parti à la flamme, cette nomination s’accompagne d’une première historique. Sa formation et ses alliés de l’Union des droites pour la République, le mouvement d’Eric Ciotti, ont réussi à constituer un groupe à la chambre haute, ce qui ne s’était jamais produit jusqu’ici. Il réunira au moins quinze sénateurs, même si son nom officiel reste encore à dévoiler. La désignation d’Edwige Diaz a été actée après des échanges avec Marine Le Pen et Eric Ciotti, ainsi qu’une consultation des sénateurs tout juste élus.

Devant les parlementaires réunis, Jordan Bardella a vanté le parcours de la nouvelle présidente. Il a parlé d’une campagne remarquable, la décrivant comme une femme de confiance qui a fait ses armes sur le terrain et s’est forgé une vraie légitimité. Avant de rejoindre le Sénat pour une photo de famille avec les élus, il s’est aussi projeté sur ce que ce groupe va changer dans les mois à venir.

Car l’enjeu dépasse la simple nomination. Avec cette structure, le RN compte muscler son travail parlementaire et peser davantage, en particulier sur les dossiers qui touchent les élus locaux et les territoires. Jordan Bardella l’a répété, il veut réparer ce qu’il appelle une anomalie démocratique. Un parti qu’il présente comme le premier de France se trouvait, jusqu’à maintenant, privé d’un groupe pour travailler au Sénat.

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