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Cent policiers blessés, 160 gardes à vue et des commerces pillés, le préfet assume le choix de protéger les

Des violences d’une ampleur inédite ont fait cent policiers blessés et 160 gardes à vue, avec de nombreux commerces pillés dans le centre-ville. Le préfet…

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Cent policiers blessés, 160 gardes à vue et des commerces pillés, le préfet assume le choix de protéger les vies

Des violences d’une ampleur inédite ont fait cent policiers blessés et 160 gardes à vue, avec de nombreux commerces pillés dans le centre-ville. Le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes défend une priorité donnée à la protection des vies, tandis que le maire de la ville réclame une aide rapide pour les commerçants.

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Etienne Guyot, a défendu la réponse des forces de l’ordre face à des émeutes qu’il juge sans précédent. Selon lui, l’objectif principal était d’éviter les pertes humaines. Le bilan avancé fait état de cent policiers blessés et de 160 personnes placées en garde à vue, dont 124 majeures. En dehors des policiers, aucune victime ni aucun blessé n’est à déplorer, a-t-il précisé.

Trois séquences se sont enchaînées. Une manifestation pacifique a réuni 20 000 personnes près de la préfecture, avant que des groupes radicaux et agressifs ne prennent rapidement le dessus dans l’espace public. À ces émeutiers se sont ajoutés des pilleurs et des voleurs, qui ont méthodiquement attaqué plusieurs magasins. Le préfet assure que la police a été déployée partout où elle pouvait l’être, avec un dispositif important, tout en rappelant l’ampleur inédite du mouvement à l’échelle nationale. Il estime toutefois impossible de poster un policier devant chaque commerce.

Le maire écologiste Grégory Doucet s’est exprimé devant l’office de tourisme noirci et détruit par un incendie. Il a fait part d’une émotion très forte en voyant ce lieu attaqué et des commerçants ayant perdu l’essentiel de leur activité. Il décrit un chaos abominable dans la ville et indique qu’une large part de la mobilisation a consisté à empêcher l’attaque de l’hôtel de ville. Il a aussi été pris à partie par des personnes réclamant sa démission.

Le maire réclame désormais une mobilisation rapide des institutions pour venir en aide aux commerçants. Il rappelle avoir demandé à être reçu par le ministre avec les maires de Paris et de Marseille. Pour lui, l’État, la région et la métropole doivent se saisir vite du sujet afin de soutenir les professionnels touchés.

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