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Sept marins introuvables après l’incendie d’un chimiquier en mer Noire

Le Wine Trader a lancé un signal de détresse au large de l’embouchure du Danube et sept membres de son équipage n’ont toujours pas été retrouvés. Depuis…

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Sept marins introuvables après l’incendie d’un chimiquier en mer Noire

Le Wine Trader a lancé un signal de détresse au large de l’embouchure du Danube et sept membres de son équipage n’ont toujours pas été retrouvés. Depuis le début du mois d’octobre, les navires civils subissent incident sur incident dans cette zone.

Le chimiquier navigue sous pavillon de Saint-Marin. Au moment où il a donné l’alerte, il se trouvait à environ 13 milles nautiques de Sulina, la commune roumaine où le Danube se jette dans la mer, soit une distance d’une vingtaine de kilomètres vers le sud-est. Douze personnes se trouvaient à bord. Cinq ont été récupérées saines et sauves. Pour les sept autres, les recherches se poursuivent, menées par un navire et un hélicoptère, dans une mer très agitée qui complique sérieusement le travail des équipes. L’autorité navale roumaine, qui a publié ce bilan, ne précise pas si le bateau a été visé par un drone.

La Roumanie avait par ailleurs annoncé enquêter sur une possible nouvelle attaque de drone contre un pétrolier croisant au large de ses côtes. Le Yara J, un tanker battant pavillon des Comores, avait pris feu. Cette fois, c’est l’équipage lui-même qui est parvenu à étouffer les flammes. « Qu’il ait été frappé ou non, une enquête est actuellement en cours », a commenté le ministre roumain de la Défense, Radu Miruta, qui juge l’affaire « d’une gravité significative », puisque de tels faits se produisent dans les eaux territoriales du pays. Le président Nicusor Dan a pour sa part décrit les attaques de drones en mer Noire comme « une conséquence directe de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine ».

Le 5 octobre, un cargo céréalier lié à des intérêts turcs, qui transportait du maïs chargé en Ukraine et destiné à l’Italie, a coulé au large des côtes roumaines après s’être embrasé. Volodymyr Zelensky a attribué l’attaque à des drones russes. Un marin est mort, un autre n’a jamais été retrouvé, et les recherches ont fini par être interrompues. Le large bulgare est touché de la même façon. Le 6 octobre, l’Alfa Watan a sombré dans la zone économique exclusive du pays avec dix hommes à bord, neuf Syriens et un Égyptien, dont personne n’a eu de nouvelles. Le même jour, l’Able a été atteint, mais ses dix-huit marins, onze Turcs et sept Indiens, ont pu être secourus. Le 13 octobre, deux autres navires de commerce ont connu le même scénario. Les quinze membres d’équipage du Chesea 3, sept Ukrainiens et huit Azerbaïdjanais, s’en sont sortis. Sur le HS Dignity, onze personnes ont disparu et cinq seulement ont été sauvées.

Le Premier ministre bulgare Roumen Radev a annoncé qu’un de ces navires serait remorqué jusqu’à un port pour y chercher des débris de drone, capables de prouver l’origine des tirs. « Alors nous aurons des preuves solides pour désigner le responsable », a-t-il déclaré, en ajoutant que ces attaques servent les intérêts de la Russie. Sofia et Bucarest veulent désormais parler d’une seule voix auprès de l’Union européenne et de l’Otan pour obtenir des moyens antidrones renforcés et garantir la sécurité de la navigation commerciale. L’ampleur du phénomène est déjà considérable. Au moins 163 navires civils et marchands ont été touchés en mer Noire durant les huit premiers mois de l’année.

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