Europe
Burnham veut recoller les morceaux entre Zelensky et Trump
Le chef du gouvernement britannique s’est donné une mission délicate, apaiser les tensions entre Washington et Kiev. Volodymyr Zelensky était reçu à…


Le chef du gouvernement britannique s’est donné une mission délicate, apaiser les tensions entre Washington et Kiev. Volodymyr Zelensky était reçu à Downing Street dans l’après-midi.
Andy Burnham a prévenu mercredi, juste avant de recevoir Volodymyr Zelensky, qu’il comptait s’attaquer à un chantier périlleux, renouer le fil entre le dirigeant ukrainien et Donald Trump. Le Premier ministre britannique s’exprimait devant le Parlement, pendant la séance des questions, avant d’accueillir son homologue à Downing Street dans l’après-midi. « Mon rôle est d’essayer de réparer les liens, afin de restaurer le soutien et je dois, pour le moment, poser prudemment les bases d’un rapprochement », a-t-il lancé aux députés.
Le contexte est lourd. L’Ukraine et ses alliés européens ont été pris de court par la décision du président américain, le week-end dernier, de lever les sanctions visant le diesel russe. Donald Trump a par ailleurs étrillé Volodymyr Zelensky, allant jusqu’à laisser entendre que les Ukrainiens auraient intérêt à se doter d’un nouveau dirigeant capable de sceller un accord de paix avec Moscou. Une sortie qui a de quoi brouiller durablement le soutien américain à Kiev.
Face à cette situation, Andy Burnham avance une promesse concrète. Selon Downing Street, qui avait communiqué dès mardi soir, il doit s’engager à accélérer la livraison de missiles de défense aérienne jugés essentiels, et cela dans les semaines qui viennent. Il appellera aussi les partenaires internationaux à durcir les sanctions contre la Russie. « J’écouterai le président Zelensky et il ne repartira pas du Royaume-Uni les mains vides », a-t-il assuré.
Du côté européen, personne n’a voulu s’en prendre frontalement au locataire de la Maison Blanche. Les dirigeants du continent ont au contraire soutenu son appel à une trêve des frappes russes et ukrainiennes sur les installations énergétiques du camp adverse. Le Royaume-Uni reste l’un des piliers du soutien à l’Ukraine depuis le lancement de l’offensive russe à grande échelle en 2022. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet, Andy Burnham a déjà croisé Volodymyr Zelensky à deux reprises, en Angleterre puis à Kiev. Quelques mois plus tôt, en février 2025, le dirigeant ukrainien avait essuyé de vives critiques à la Maison Blanche avant d’être reçu à Londres par le prédécesseur de l’actuel Premier ministre.
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