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Félix Lebrun manque le trône mondial et se tourne vers l’Europe
Battu en quarts de finale à Pékin, Félix Lebrun a laissé échapper une occasion de prendre la tête du classement mondial. À 20 ans, le pongiste tricolore…


Battu en quarts de finale à Pékin, Félix Lebrun a laissé échapper une occasion de prendre la tête du classement mondial. À 20 ans, le pongiste tricolore garde pourtant un cap clair pour finir la saison.
Le rêve d’un premier sacre tricolore au sommet du tennis de table mondial attendra encore. Félix Lebrun, devenu numéro deux planétaire après son succès marquant à Malmö, le premier du genre pour un joueur français, pouvait s’emparer de la première place ce week-end en Chine, à l’occasion du dernier Grand Smash de l’année. Il n’en a rien été. Le Français est tombé dès les quarts de finale face au Brésilien Hugo Calderano, l’un de ses rivaux les plus coriaces. Dans le même temps, l’ancien patron Wang Chuqing, éliminé d’entrée, a dégringolé de la première à la cinquième place. C’est finalement le Japonais Sora Matsushima, sacré à Pékin du haut de ses 19 ans, qui s’installe sur le trône.
Pour combler l’écart avec le nouveau roi japonais, un titre européen ne suffira pas cette semaine. Mais Félix Lebrun garde les championnats d’Europe dans son viseur, une compétition qu’il présente comme son objectif prioritaire de fin de saison. Il s’y est déjà brûlé les ailes. Il y a deux ans, une défaite en quarts l’avait poussé à balancer sa raquette, endommageant un écran. Résultat, un carton rouge et la perte de l’ensemble de ses points au classement. Une leçon qu’il ne compte pas répéter. Le pongiste veut montrer autre chose que cette sortie ratée, tant dans son jeu que dans son attitude.
Blessé à la hanche en septembre, le Montpelliérain a mis à profit une coupure de près d’un mois pour se préparer comme il l’entendait. Il y voit une chance. Cela faisait cinq ans qu’il n’avait pas passé six semaines d’affilée dans sa ville. De quoi repartir sur de meilleures bases, et transformer ce contretemps en atout.
La suite se jouera sur les tables. Deux épreuves des WTT Champions, à Montpellier puis à Francfort, et surtout les finales WTT, l’équivalent du Masters en tennis, peuvent lui offrir de précieux points. Un millier pour un WTT Champions, quinze cents pour le grand rendez-vous final, contre deux mille pour les Grand Smash et les Mondiaux. Terminer numéro un mondial en fin d’année reste jouable sur le fil, à condition que ses adversaires trébuchent. D’autres rendez-vous se profilent, le Grand Smash de Singapour en février et les Mondiaux en mai.
Devenir le premier Français à régner sur la discipline depuis Jean-Philippe Gatien en 1993 relève d’un vrai défi. Gatien y était parvenu juste après une médaille d’argent olympique et un titre de champion du monde, deux honneurs qui manquent encore au palmarès de Félix Lebrun, tout comme l’or olympique. Son oncle Christophe Legoût, ancien international classé quatorzième mondial, en était convaincu dès le mois de mars. Il finira par y arriver, voulait-il croire. Le principal intéressé assure, lui, n’avoir ressenti aucune pression particulière à Pékin, venu surtout retrouver le rythme de la compétition.
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