Économie
Visé par une enquête sur des documents truqués, Roman Abramovitch dément toute fraude
L’oligarque russe est accusé d’avoir dissimulé une partie de sa fortune pour échapper au fisc, selon une enquête britannique. Ses avocats rejettent ces…


L’oligarque russe est accusé d’avoir dissimulé une partie de sa fortune pour échapper au fisc, selon une enquête britannique. Ses avocats rejettent ces accusations en bloc et affirment qu’aucune preuve ne démontre sa culpabilité.
Roman Abramovitch ne compte pas se laisser faire. Accusé d’avoir caché une partie de son patrimoine pour échapper à l’impôt, l’homme d’affaires russe a fait savoir mardi, par la voix de ses conseils, qu’il rejetait ces accusations sans nuance. Le cabinet qui le défend assure qu’aucun élément n’a été produit montrant qu’il savait qu’un document avait été falsifié ou antidaté, qu’il l’avait ordonné ou validé. Lui jure n’avoir jamais fraudé le fisc ni dissimulé ses avoirs. Et il insiste sur un point. Il ne gérait pas le quotidien des sociétés concernées.
Les révélations proviennent d’une enquête britannique qui s’appuie sur une fuite massive de documents couvrant près de trente ans, de 1995 à 2022. D’après ces éléments, des yachts de luxe, des jets privés et plusieurs propriétés, dont un appartement londonien et un manoir dans le Sussex, ont tout simplement disparu des comptes d’une société d’Abramovitch établie à Chypre. L’ensemble représenterait 672 millions de dollars, soit environ 601 millions d’euros. Des comptes de 2003, validés en 2006 par Deloitte. La même enquête avance que des associés de l’homme d’affaires ont dissimulé aux autorités chypriotes des sommes colossales amassées par ses sociétés, proches de 2 milliards de dollars pour l’une et supérieures à 10 milliards pour l’autre. Pour brouiller les pistes, des documents antidatés auraient été fabriqués avec l’aide de MeritServus, une société détenue jusqu’en 2005 par Deloitte. La branche chypriote du géant de l’audit assure pour sa part avoir agi dans le respect des lois en vigueur.
Ce n’est pas la première fois que la fortune d’Abramovitch se retrouve sous les projecteurs. Une enquête de presse avait déjà affirmé en 2023 que plusieurs milliards de dollars d’actifs avaient été transférés au profit de ses enfants, peu avant les sanctions. Londres l’a ensuite sanctionné pour sa proximité avec le Kremlin, avant de geler ses avoirs.
L’homme d’affaires a dû se séparer du club de football de Chelsea, une vente pilotée par l’Américain Todd Boehly. Le produit de l’opération, estimé à 2,5 milliards de livres, soit près de 3 milliards d’euros, dort sur un compte bancaire britannique. Le gouvernement aimerait le voir reverser cet argent à l’Ukraine. Lui réclame davantage de souplesse sur son utilisation.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 7 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 7 joursLes lycéens tiennent la rue et promettent de ne rien lâcher



PolitiqueEn Ligne 6 joursLecornu apaise les lycéens et annonce une baisse du carburant



PolitiqueEn Ligne 4 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



PolitiqueEn Ligne 7 joursRoland Lescure démonte le budget du RN et prévient que le rêve vire au cauchemar



Faits DiversEn Ligne 24 heuresMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 5 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus



Faits DiversEn Ligne 5 joursRima Hassan porte plainte après une vidéo où un fusil est braqué vers la caméra








