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Sara Duterte face à une seule accusation, la procédure de destitution se resserre

La cour chargée du procès en destitution de la vice-présidente philippine a accepté mardi de retirer trois des quatre chefs d’accusation retenus contre…

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Sara Duterte face à une seule accusation, la procédure de destitution se resserre

La cour chargée du procès en destitution de la vice-présidente philippine a accepté mardi de retirer trois des quatre chefs d’accusation retenus contre elle. Ne reste plus que l’enrichissement illicite, un motif suffisant pour la destituer et l’écarter de la présidentielle de 2028.

La décision est tombée au 39e jour d’un procès ouvert le 6 juillet. À la demande du parquet, les sénateurs siégeant en cour ont acté l’abandon des chefs d’accusation numéro 1, 3 et 4. Autrement dit, la corruption, le détournement de fonds et les menaces de mort visant le président Ferdinand Marcos Jr. disparaissent de l’acte d’accusation. Le sénateur Francis Escudero, qui préside les débats, a annoncé que ces trois griefs ne seraient plus soumis au vote des membres de la cour, ni sur la culpabilité, ni sur l’acquittement.

Ce revirement intervient après des semaines d’auditions consacrées à des accusations désormais écartées. Les procureurs avaient déjà annoncé vendredi le retrait du chef de corruption, avant de demander mardi que les deux autres suivent le même chemin. Le procureur général Gerville Luistro a expliqué que cet allègement simplifierait le travail de la cour et rapprocherait la fin du procès. Un argument qui passe mal du côté de la défense. L’avocate principale de Sara Duterte, Sheila Sison, a jugé la décision « totalement injuste », rappelant que le parquet avait déjà fait défiler 14 témoins à la barre pour étayer ses accusations.

Reste donc l’enrichissement illicite. Un seul chef, mais un chef lourd de conséquences. Une condamnation, même sur ce motif unique, pourrait entraîner la destitution de la vice-présidente et son inéligibilité. De quoi mettre un terme définitif à ses ambitions présidentielles pour 2028. Le mois dernier, le Sénat, fort de ses 24 sièges, a d’ailleurs adopté un seuil de votes plus favorable à une condamnation. Les sénateurs ont estimé que la majorité des deux tiers exigée par les textes ne s’appliquait qu’aux membres « en mesure de participer » aux débats.

Sur le plan politique, l’étau juridique ne semble pas entamer sa popularité. Malgré la procédure lancée par la Chambre des représentants, Sara Duterte caracole toujours en tête des sondages pour l’élection présidentielle. Une position dominante qui donne à ce procès une résonance bien au-delà des murs du Sénat, tant l’issue du vote pourrait redessiner le paysage politique philippin pour les prochaines années.

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