Économie
Le luxe cale, LVMH encaisse le coup de froid chinois
LVMH a publié des ventes trimestrielles de 18,50 milliards d’euros, avec une croissance organique de 1% qui passe sous les prévisions des analystes. La…

LVMH a publié des ventes trimestrielles de 18,50 milliards d’euros, avec une croissance organique de 1% qui passe sous les prévisions des analystes. La demande en Chine s’essouffle et la mode-maroquinerie, poumon du groupe, recule de 5%.
Le géant français du luxe a fait les comptes. Sur le trimestre écoulé, ses ventes atteignent 18,50 milliards d’euros, soit une progression organique de 1% sur un an. Un chiffre correct en apparence, mais qui reste en dessous de ce que le marché attendait, puisque les analystes misaient sur une hausse de 1,32%. Derrière ce petit écart se cache une mécanique plus préoccupante, la demande pour les marques de mode et de maroquinerie s’étant nettement détériorée.
Car c’est bien la division mode et maroquinerie qui fait tache. Elle représente près de la moitié des ventes du groupe, et elle a reculé de 5% sur le trimestre. Les analystes, eux, n’anticipaient qu’une baisse de 1,8%. Le groupe, qui détient plus de 70 marques dont Louis Vuitton, Dior ou les champagnes Moët et Chandon, l’explique par une activité chinoise « moins porteuse » entre juillet et septembre. Ailleurs, le tableau reste nettement plus favorable, puisque les États-Unis, l’Europe et le Japon affichent toujours une « bonne croissance ».
La géographie des ventes raconte la même histoire. En Asie, marché dominé par la Chine, les ventes ont chuté de 5% par rapport à l’année précédente. Aux États-Unis, à l’inverse, elles ont grimpé de 5% sur le trimestre. Ce déséquilibre tombe mal, dans un secteur du luxe enlisé depuis trois ans et qui pourrait avoir du mal à retrouver sa dynamique d’antan. Les grands noms européens ont perdu environ 330 milliards d’euros de capitalisation boursière depuis le début de l’année, et LVMH a vu sa valeur fondre d’environ 40%. De quoi fragiliser encore un peu plus des investisseurs déjà nerveux.
Le contexte chinois ne devrait pas s’arranger de sitôt. À une demande déjà molle s’ajoute une campagne fiscale menée contre les particuliers fortunés, un casse-tête supplémentaire pour des marques qui doivent déjà composer avec la guerre en Iran et des signes de ralentissement des dépenses de consommation aux États-Unis. Autant de vents contraires qui pèsent sur un marché où chaque trimestre compte désormais double.
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