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Le coût de la dette française s’aggrave, le gouvernement réclame un sursaut collectif

Le ministre des Comptes publics David Amiel juge la situation « très préoccupante » alors que le taux français à dix ans frôle les 5%. Il presse la classe…

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Le coût de la dette française s'aggrave, le gouvernement réclame un sursaut collectif

Le ministre des Comptes publics David Amiel juge la situation « très préoccupante » alors que le taux français à dix ans frôle les 5%. Il presse la classe politique de s’unir pour faire adopter le budget 2027 et alléger le déficit.

David Amiel, ministre des Comptes publics, ne cache pas son inquiétude. Il a qualifié de « très préoccupante » la situation des finances publiques, alors que le taux d’emprunt français à dix ans s’est rapproché des 5% cette semaine. « Nous ne sommes pas en crise financière », a-t-il tempéré, mais le danger est bien là selon lui. Depuis juillet, les taux ont grimpé d’un point.

Cela peut sembler abstrait. Ça ne l’est pas. Un point de plus sur la dette tricolore, s’il se stabilise, représente 36 milliards d’euros de charges d’intérêt supplémentaires chaque année à terme. Trois fois le budget du ministère de la Justice. Le ministre insiste sur un point. Cette hausse ne pèse pas seulement sur les comptes de l’État. Elle se répercute sur toute l’économie, sur les entreprises qui doivent investir, sur les particuliers qui cherchent un crédit à la consommation ou un prêt immobilier. Son exemple est parlant. Pour un emprunt de 200 000 euros, un point de taux en plus, c’est une mensualité alourdie de 100 euros par mois.

Face à cela, David Amiel appelle à un « ressaisissement collectif ». Réduire le déficit, c’est aussi faire baisser les taux, plaide-t-il, en martelant qu’il y a « urgence à agir ». Un rappel à l’ordre après les premières heures de débat à la Commission des Finances, qui ont dégradé le déficit de près de 4 milliards d’euros en quelques heures. Les députés ont d’ailleurs rejeté, à la quasi-unanimité, la partie « recettes » du budget de l’État pour 2027. Sans conséquence immédiate, le texte revenant dans l’hémicycle dans sa version gouvernementale initiale.

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