Politique
Édouard Philippe veut soutenir les familles dès le premier enfant
Le candidat propose une allocation unique de 350 euros versée dès le premier enfant, et une réduction d’impôt d’environ 3 000 euros pour les classes…


Le candidat propose une allocation unique de 350 euros versée dès le premier enfant, et une réduction d’impôt d’environ 3 000 euros pour les classes moyennes pendant les trois ans qui suivent une naissance. Il veut aussi alléger les cotisations de ceux qui travaillent plus longtemps et ramener le déficit à 2%.
Édouard Philippe veut tout reprendre à zéro sur les allocations familiales. Son constat tient en quelques mots. L’argent public arrive surtout au deuxième enfant, puis plus encore au troisième, alors que les familles auraient besoin de respirer dès le premier. Sa réponse prend la forme d’une allocation familiale unique de 350 euros, versée dès le premier enfant et pensée aussi pour les familles monoparentales. Le candidat à l’élection présidentielle présente cette refonte complète comme un changement de logique, pas comme un simple ajustement technique.
Deuxième volet, l’impôt sur le revenu. Pour les foyers qui travaillent, il avance une réduction d’impôt d’environ 3 000 euros pendant les trois années qui suivent une naissance. Concrètement, les classes moyennes dont la facture fiscale tourne autour de 2 500 à 3 000 euros ne paieraient plus rien sur cette période. La mesure vise ceux qui font un premier enfant, puis un deuxième, puis un troisième s’ils le souhaitent, et qui se retrouvent aujourd’hui à payer l’impôt malgré des charges qui grimpent.
S’y ajoute la question du logement. Quand une famille s’agrandit, il faut souvent déménager, et parfois acheter plus grand. L’ancien Premier ministre propose un prêt à taux zéro pour ces foyers qui doivent changer d’appartement après l’arrivée d’un enfant supplémentaire. Un coup de pouce qui s’adresse aux mêmes ménages, à mi-chemin entre la fiscalité et le quotidien.
Sur le travail, sa proposition sort des sentiers habituels. Un salarié qui accepte de travailler plus longtemps serait exonéré de cotisations sociales. Le raisonnement est simple. Il gagne davantage, l’entreprise voit son coût du travail baisser, et l’ensemble paraît équilibré à ses yeux. Il prend l’exemple du SMIC. Deux heures de plus par semaine, cela reste un effort, reconnaît-il, mais cela représente aussi 1 000 euros de plus sur l’année. Autrement dit, un montant loin d’être anecdotique pour les salaires les plus bas.
Enfin, sur les finances publiques, le maire du Havre vise une baisse franche du déficit. Il veut le faire descendre nettement sous la barre des 3%, jusqu’à 2%, à la fin de son quinquennat s’il est élu. Un objectif qui conditionne tout le reste, puisque chaque aide annoncée devra trouver sa place dans un budget déjà sous tension.
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