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Lycéens et étudiants repartent du ministère sans rien, et promettent déjà la suite

Les organisations lycéennes et étudiantes attendaient des annonces fermes. Elles n’ont récolté ni garantie ni début de réponse, et donnent déjà…

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Lycéens et étudiants repartent du ministère sans rien, et promettent déjà la suite

Les organisations lycéennes et étudiantes attendaient des annonces fermes. Elles n’ont récolté ni garantie ni début de réponse, et donnent déjà rendez-vous dans la rue.

Mercredi, plusieurs représentants de syndicats lycéens et étudiants se sont présentés au ministère de l’Enseignement supérieur avec une attente simple, être enfin entendus. À la sortie, le constat est identique pour tout le monde, aucune mesure concrète n’a été annoncée à ce stade. Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, l’a dit sans détour devant la presse. Son organisation arrive avec des propositions chiffrées, et c’est précisément pour les présenter qu’elle réclame un rendez-vous avec Sébastien Lecornu dès la semaine prochaine.

En fin de journée, le ministre Philippe Baptiste a reçu les représentants des organisations étudiantes. Le compte rendu livré par les intéressés n’a rien de réjouissant. « On a brassé du vent pendant une heure », a résumé Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, en pointant l’absence de toute garantie et le fait qu’aucune de leurs propositions n’ait été reprise. Pas un rebond, pas un engagement.

Du côté de l’Unef, Clara Privé, trésorière, a déploré qu’aucune réponse ne soit venue sur ce qu’elle décrit comme une répression inacceptable, qui frappe selon elle les mouvements lycéens autant qu’étudiants. Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, a parlé d’une réunion sans la moindre annonce, pas même des miettes. Elle a rappelé que dix revendications restent posées sur la table, et qu’elles doivent au minimum être écoutées, entendues et débattues.

La mobilisation, elle, ne s’arrête pas à la porte du ministère. Une nouvelle journée d’action lycéenne est prévue ce jeudi, avec une demande qui revient en tête, davantage de moyens. À Paris, un rassemblement est annoncé à 15 heures place de la Bastille, après des regroupements organisés à la mi-journée devant les préfectures départementales d’Île-de-France. Les organisations préviennent qu’elles continueront à se mobiliser, avec des manifestations de plus grande ampleur attendues la semaine prochaine.

Ce qui se joue ici touche directement les premiers concernés. Des élèves et des étudiants qui, faute de réponse politique, transforment leurs propositions chiffrées en mot d’ordre de mobilisation. Tant que les ministères restent muets sur les moyens accordés et sur le traitement des rassemblements, la pression devrait continuer de monter, jour après jour.

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