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La thérapie génique tient la corde pour un Nobel de chimie très ouvert

L’Académie royale des sciences de Stockholm dévoile ce mercredi le nom du ou des lauréats du prix de chimie. Édition du génome, cellules solaires ou…

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La thérapie génique tient la corde pour un Nobel de chimie très ouvert

L’Académie royale des sciences de Stockholm dévoile ce mercredi le nom du ou des lauréats du prix de chimie. Édition du génome, cellules solaires ou traitements anti-obésité, la course reste indécise.

La chimie referme la partie scientifique de la saison des Nobel. Après la médecine et la physique, décernées en début de semaine, l’institution suédoise s’apprête à couronner des recherches qui, cette année, pourraient emprunter des chemins radicalement différents. Comme le veut la tradition, la liste des candidats reste confidentielle. De quoi alimenter, comme chaque année, un jeu de devinettes auquel se prêtent experts et parieurs.

En tête des pronostics figure la thérapie génique, portée notamment par le biologiste moléculaire américain David Liu. Ses travaux ont ouvert la voie à une réécriture de l’ADN d’une précision inédite, avec la promesse de transformer la médecine. Il résumait lui-même la portée de ces avancées en parlant d’une capacité fondamentalement très puissante, celle de changer un fragment d’ADN choisi en une séquence entièrement nouvelle. Autre piste citée, les monocouches auto-assemblées, utiles de l’électronique aux biotechnologies, qui pourraient valoir une récompense aux Américains David Allara et Ralph Nuzzo ainsi qu’à l’Israélien Jacob Sagiv.

Les traitements contre l’obésité, à l’image d’Ozempic ou de Mounjaro, reviennent eux aussi avec insistance. Trois noms circulent pour ces recherches sur les hormones qui régulent l’appétit et le sommeil, l’endocrinologue canadien Daniel Drucker, le médecin danois Jens Juul Holst et la chimiste américaine d’origine yougoslave Svetlana Mojsov. D’aucuns verraient également d’un bon œil une distinction pour les cellules solaires photovoltaïques, avec le chimiste suisse Michael Grätzel en candidat naturel, ou encore pour les travaux sur la narcolepsie menés par le Français Emmanuel Mignot et le Japonais Masashi Yanagisawa.

Impossible de faire l’impasse sur un déséquilibre tenace. Depuis 1901, seules huit femmes ont été distinguées, parmi 200 personnes récompensées, Marie Curie restant la plus illustre d’entre elles. La saison se poursuivra ensuite avec la littérature, puis la paix, avant que le prix d’économie ne referme les hostilités. Pour la littérature, plusieurs connaisseurs parient sur une écrivaine non européenne, citant l’Américano-antiguayenne Jamaica Kincaid, connue surtout pour son roman Lucy, ou la Chinoise Can Xue. Le point d’orgue restera le prix de la paix, où les chances de Donald Trump sont jugées quasi nulles, même si le président américain devrait une nouvelle fois occuper les esprits après la campagne qu’il avait menée l’an dernier pour sa candidature.

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