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Le Stade de France déroule le tapis rouge à Zinédine Zidane

Pour sa première sur le banc des Bleus en France, le sélectionneur a été ovationné par le public avant le match face à l’Italie. Un accueil à la hauteur…

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Le Stade de France déroule le tapis rouge à Zinédine Zidane

Pour sa première sur le banc des Bleus en France, le sélectionneur a été ovationné par le public avant le match face à l’Italie. Un accueil à la hauteur de sa légende, au lendemain de confidences sans filtre sur le coup de tête de 2006.

Il a suffi d’un nom. Quand le speaker a prononcé celui de Zinédine Zidane et que son visage est apparu sur l’écran géant, au moment d’annoncer les compositions de France-Italie, le Stade de France s’est levé. Des tribunes est descendu un tifo à son honneur, avec un message on ne peut plus clair, « Zizou, bienvenue chez toi ». Pour une grande première à domicile, le nouveau patron des Bleus a été servi.

Zidane sentait venir cette vague. La veille, devant la presse, il avait décrit ce retour comme « une grosse émotion », en rappelant que cette enceinte « est particulier, avec tout ce qu’on a vécu ici ». Son ambition tient en une phrase. « On veut continuer à écrire notre histoire avec l’équipe de France. » Successeur de Didier Deschamps, il a lancé son mandat par deux victoires, en Turquie puis en Belgique. La ferveur parisienne ajoute une pression douce, celle d’un public qui semble déjà acquis à sa cause.

Le passé n’est jamais très loin, et il n’a pas cherché à l’esquiver. Sa dernière apparition sous le maillot bleu, le 9 juillet 2006 à Berlin, en finale de la Coupe du monde, reste collée au coup de tête asséné à Marco Materazzi. « Les images me le rappellent toujours. Cela passe partout en boucle. Heureusement, il y en a des plus positives et je veux retenir celle-ci », a-t-il glissé.

De la Juventus, où il a évolué de 1996 à 2001, il garde un souvenir fort, celui d’un club où il « est devenu un joueur important ». Sur le geste de Berlin, il tranche sans se dérober. Pas de regret, pas de fierté non plus. « Je n’ai pas de regret, cela fait partie de ma carrière. Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. Cela fait partie d’un parcours de vie, on ne peut pas toujours faire de belles choses. »

Entre l’ovation, le tifo et ces mots sur son passé, la soirée a dessiné le portrait d’un homme qui assume tout, le meilleur comme le reste. Le public, lui, a choisi son camp depuis longtemps.

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