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Une base de l’US Air Force dans le viseur, cinq interpellations en Angleterre

Des policiers armés ont débarqué au cœur de la nuit près de la base aérienne de Fairford, dans l’ouest de l’Angleterre, après un appel signalant trois…

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Une base de l'US Air Force dans le viseur, cinq interpellations en Angleterre

Des policiers armés ont débarqué au cœur de la nuit près de la base aérienne de Fairford, dans l’ouest de l’Angleterre, après un appel signalant trois véhicules suspects se dirigent vers le site. Cinq hommes ont été arrêtés pour suspicion de préparation d’un acte terroriste.

L’alerte est tombée en pleine nuit. Trois camionnettes bloquaient la route, avec à leur bord des hommes encagoulés et portant des capuches. C’est une habitante de Whelford, le village voisin de la base, qui a prévenu les services d’urgence. La suite s’enchaîne très vite. Les forces de l’ordre bouclent un périmètre de quatre cents mètres, font évacuer quatre-vingt-cinq foyers à l’aube et dépêchent une unité de déminage de l’armée pour examiner les véhicules. Les riverains sont conduits vers un centre de loisirs des environs. Une soixantaine d’entre eux attendent encore de pouvoir rentrer chez eux.

Dans un premier temps, la police du Gloucestershire évoque un « incident majeur », avant d’annoncer qu’il a été « maîtrisé ». Les cinq suspects sont d’abord interpellés pour des soupçons liés aux explosifs, puis placés en garde à vue pour suspicion de « préparation d’un acte terroriste ». À la mi-journée, la police londonienne confirme que sa cellule antiterroriste a repris l’enquête. Vicki Evans, coordinatrice nationale de la lutte antiterroriste, rappelle que « la sécurité du public est notre priorité absolue ». Le Premier ministre Andy Burnham réagit dans la foulée sur X, promettant de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les habitants. Son ministre de la Défense, Wes Streeting, dit avoir échangé avec son homologue américain Pete Hegseth, insistant sur la coopération étroite entre Londres et Washington. Donald Trump, de son côté, assure que les suspects voulaient causer de « gros dégâts » et salue le travail conjoint des deux pays.

Fairford abrite la 501e escadre de soutien au combat, une unité administrative de l’US Air Force. Celle-ci affirme qu’aucun de ses membres n’a été impliqué et dit collaborer étroitement avec les autorités britanniques pour garantir la sécurité de ses soldats comme celle des riverains. Le site n’a rien d’anonyme dans les dossiers sensibles. En mars, l’ancien Premier ministre Keir Starmer avait donné son feu vert à des frappes « défensives » américaines contre des sites de missiles iraniens depuis deux bases britanniques, dont Fairford.

L’affaire s’ajoute à un climat déjà lourd. Les autorités britanniques observent avec inquiétude les agissements d’États étrangers sur leur sol. En juillet, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood accusait Téhéran et Moscou de s’appuyer sur des intermédiaires pour commettre des actes criminels au Royaume-Uni. Sur les douze derniers mois, des sites militaires britanniques ont été visés plus de trois cents fois par des drones, sans que le ministère de la Défense ne dévoile leur provenance. Un contexte qui résonne avec les alertes de plusieurs capitales européennes face à la multiplication d’attaques hybrides attribuées à la Russie.

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