Faits Divers
Un rapport d’autopsie sans réponse claire dans l’affaire Lyhanna
La cause de la mort de l’adolescente de 11 ans reste inconnue après les premières analyses. Les parents demandent que l’arrêt des récupérations politiques…


La cause de la mort de l’adolescente de 11 ans reste inconnue après les premières analyses. Les parents demandent que l’arrêt des récupérations politiques et le respect de la mémoire de leur fille.
Les médecins légistes n’ont pas pu déterminer avec certitude ce qui a provoqué le décès de Lyhanna. L’autopsie, réalisée après la découverte du corps dans une exploitation agricole du Gers début juin, a laissé plusieurs zones d’ombre. Pour avancer, les enquêteurs doivent maintenant attendre des examens complémentaires et une analyse toxicologique. L’ADN du principal suspect, Jérôme Barella, a bien été retrouvé sur la victime, qui a subi un viol. Mais la cause précise de sa mort reste à établir.
Les parents de Lyhanna ont pris connaissance du rapport et souhaitent que l’affaire ne devienne pas un enjeu politique. Leur avocat a expliqué qu’ils ne répondront plus à aucune sollicitation, quelle que soit la personne qui les contacte. Ils demandent aussi que l’image de leur fille ne soit plus utilisée, en particulier via l’intelligence artificielle. Un appel au calme et à la dignité, alors que le dossier suscite de vives réactions dans le monde judiciaire et politique.
Une magistrate d’Auch est au cœur de la polémique. Un prérapport d’inspection pointe des manquements dans le traitement de l’affaire, parlant d’un traitement défaillant, d’une perte de temps et d’une absence de prise en compte de l’urgence. Le garde des Sceaux a évoqué des sanctions possibles. Dans un message à ses proches, la substitute du parquet assure avoir fait de son mieux. Elle explique que son habilitation à traiter des affaires de mineurs lui a été retirée et qu’elle risque une procédure disciplinaire. Elle se défend en rappelant qu’elle a dû gérer ce dossier en cinq semaines, là où d’autres juridictions prennent plusieurs mois. Plusieurs centaines de magistrats se sont organisés pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une recherche de boucs émissaires. Certains évoquent des actions collectives pour faire entendre leur voix.
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