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L’Iran ne lâche pas le détroit d’Ormuz, malgré la trêve pétrolière américaine
Washington lève pour deux mois les sanctions sur le pétrole iranien, espérant faire baisser la tension. Mais Téhéran prévient que le contrôle du détroit…


Washington lève pour deux mois les sanctions sur le pétrole iranien, espérant faire baisser la tension. Mais Téhéran prévient que le contrôle du détroit d’Ormuz restera fermement entre ses mains.
Les négociations qui se sont tenues en Suisse entre l’Iran et les États-Unis ont donné lieu à une première avancée concrète. Le vice-président américain JD Vance a annoncé lundi une suspension de deux mois des sanctions pétrolières américaines contre Téhéran, saluant des “bases très solides” pour un accord final. Une manière de calmer le jeu sur le marché de l’énergie et d’ouvrir la voie à une sortie de conflit au Moyen-Orient.
Mais côté iranien, le ton reste inflexible sur un point clé. Le négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que la gestion du détroit d’Ormuz ne redeviendrait jamais comme avant la guerre. Ce passage stratégique, par où transite normalement 20% du pétrole et du gaz liquéfié mondial, était libre de tout contrôle jusqu’au déclenchement du conflit fin février. Aujourd’hui, l’Iran affirme qu’il en conservera l’administration. Une position qui montre que Téhéran ne compte pas faire de concessions sur ce qu’il considère comme une ligne rouge.
Parallèlement, un accord a été conclu pour le déblocage “immédiat” de 12 milliards d’avoirs iraniens gelés, en deux tranches de 6 milliards. Washington a conditionné ce transfert à la garantie que cet argent ne servirait pas à financer des activités hostiles. En échange, les Américains exigent que l’Iran accepte à nouveau des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique, suspendues depuis les bombardements israélo-américains de juin 2025. Téhéran n’a pas officiellement confirmé cette contrepartie.
Le dossier libanais est également intégré aux discussions. Une “cellule de gestion des conflits” doit être mise en place pour tenter de mettre fin aux combats entre Israël et le Hezbollah, qui ont fait plus de 4 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis mars. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, considère le respect du cessez-le-feu au Liban comme le “premier test réel” de la solidité de cet accord avec les États-Unis. Pendant ce temps, les médiateurs du Pakistan et du Qatar poursuivent leurs efforts. Le président iranien Massoud Pezeshkian se rend à Islamabad, tandis que le secrétaire d’État américain Marco Rubio est attendu dans plusieurs monarchies du Golfe. La pression est forte pour transformer cette accalmie diplomatique en paix durable.
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