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Nucléaire iranien: Pékin, Moscou et Téhéran appellent à la fin des sanctions


Nucléaire iranien : Chine, Russie et Iran unis contre les sanctions américaines
Dans un contexte de tensions internationales croissantes, la Chine, la Russie et l’Iran ont lancé un appel commun à la levée des sanctions économiques visant Téhéran. Cette déclaration intervient lors de discussions tripartites à Pékin, alors que les efforts pour relancer l’accord nucléaire de 2015 semblent au point mort.
Les représentants des trois pays se sont réunis dans la capitale chinoise pour aborder la question du programme nucléaire iranien et les sanctions imposées par les États-Unis. Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a insisté sur l’importance du dialogue et de la négociation, qualifiant les sanctions unilatérales de contre-productives. « Les sanctions ne font qu’exacerber les conflits. Seul le dialogue peut apporter une solution durable », a-t-il déclaré.
Le représentant iranien, Kazem Gharibabadi, a quant à lui dénoncé « certains pays » pour avoir créé une « crise inutile », sans toutefois nommer directement les États-Unis. Il a salué la réunion comme « constructive et positive », soulignant le soutien de la Chine et de la Russie à la position iranienne selon laquelle les futures négociations doivent se concentrer exclusivement sur le dossier nucléaire.
L’accord de 2015, qui prévoyait un allègement des sanctions en échange de limitations du programme nucléaire iranien, a été fragilisé par le retrait unilatéral des États-Unis en 2018 sous l’administration Trump. Depuis, Téhéran a progressivement repris ses activités nucléaires, tout en maintenant que son programme est strictement civil. Les tentatives de relancer l’accord ont jusqu’à présent échoué, laissant planer l’ombre de nouvelles sanctions après l’expiration du texte en octobre 2025.
Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a réaffirmé le droit de l’Iran à développer son nucléaire civil et a critiqué les sanctions « illégitimes » imposées par Washington. Pékin, de son côté, a exhorté les États-Unis à faire preuve de « sincérité politique » et à reprendre les négociations sans délai.
Malgré les appels au dialogue, les tensions restent vives. L’administration Trump, bien qu’ouverte à des discussions, a renforcé sa politique de « pression maximale » en annonçant de nouvelles sanctions contre des responsables et entités iraniens. Téhéran a réagi en dénonçant « l’hypocrisie » de Washington, soulignant que ces mesures ne font qu’aggraver la situation.
Alors que la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la crise, la Chine, la Russie et l’Iran semblent déterminés à maintenir leur alliance face aux pressions américaines. Cependant, sans un engagement concret de toutes les parties, la perspective d’une résolution pacifique reste incertaine.





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