Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Un syndicaliste agricole condamné pour avoir voulu « faire la peau » aux écolos

Bertrand Venteau, à la tête de la Coordination rurale, écope de 15.000 euros d’amende pour avoir appelé à s’en prendre aux écologistes. Le principal…

Article

le

Un syndicaliste agricole condamné pour avoir voulu « faire la peau » aux écolos

Bertrand Venteau, à la tête de la Coordination rurale, écope de 15.000 euros d’amende pour avoir appelé à s’en prendre aux écologistes. Le principal intéressé promet de faire appel et n’affiche aucun regret.

Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a été condamné par le tribunal correctionnel d’Auch à 15.000 euros d’amende, dont 10.000 avec sursis. La justice lui reproche d’avoir lancé un appel public et direct à commettre un crime ou un délit, un appel resté sans effet. À cela s’ajoute une somme de 1.500 euros à verser à France nature environnement au titre des frais de procédure.

Les mots qui l’ont mené là remontent au congrès de son syndicat, celui qui l’a porté à la tête de la deuxième organisation agricole du pays. Sous les applaudissements, il avait lancé que les écologistes et les partisans de la décroissance voulaient « nous crever » et qu’il fallait « leur faire la peau ». Pour le tribunal, cette assemblée n’était pas réservée aux seuls adhérents, puisque la presse et d’autres personnes y assistaient. Cette ouverture au public a suffi à caractériser l’infraction.

Le principal intéressé ne compte pas en rester là. Il annonce faire appel et assure n’avoir ni regret ni remords. Il promet de continuer à ferrailler contre ce qu’il appelle l’écologie punitive, qu’il tient pour responsable d’avoir mis l’agriculture à terre depuis quarante ans. Il confie aussi ne pas s’attendre, en briguant la présidence du syndicat, à ne récolter que du bonheur.

Du côté des associations environnementales, la condamnation est accueillie comme une mise au point. Une juriste de France nature environnement souligne que la Coordination rurale n’est plus au-dessus des lois, tout en pointant les violences qui ont visé les locaux de plusieurs structures membres après les propos du syndicaliste. La même fédération, épaulée par Générations futures, a décidé de porter le dossier sur un autre terrain. Elle saisit un juge civil pour faire retirer des communications du syndicat qui, selon elle, encouragent à bâtir des retenues d’eau en toute illégalité et à ignorer les arrêtés sécheresse organisant le partage de l’eau quand elle vient à manquer. Son directeur général réclame que ces appels cessent, jugeant qu’ils se moquent des règles environnementales.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus