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Lens rate la cible, le Sporting ne la rate pas

Battu 0-2 par le Sporting Portugal, le RC Lens a pourtant été l’équipe la plus entreprenante et s’est offert les meilleures situations de la rencontre. Le…

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Lens rate la cible, le Sporting ne la rate pas

Battu 0-2 par le Sporting Portugal, le RC Lens a pourtant été l’équipe la plus entreprenante et s’est offert les meilleures situations de la rencontre. Le souci, c’est qu’en face le portier brésilien a tout repoussé et que les Portugais ont converti presque tout ce qu’ils ont touché.

Le score ne raconte pas toute l’histoire. Le RC Lens a quitté cette soirée de Ligue des champions avec une défaite 0-2, mais il a surtout multiplié les occasions sans jamais trouver la solution. L’ouverture du score est venue de Luis Suarez, l’ancien attaquant de Marseille, à la 22e minute, sur l’une des rares incursions vraiment tranchantes des joueurs portugais. Le break est tombé à la 74e minute, signé Issa Doumbia, un milieu tout juste arrivé chez les A italiens, récompensé de son abattage par un appel impeccable dans la surface.

Dans les cages d’en face, Kaique Pereira a longtemps retardé l’échéance. Le gardien brésilien a enchaîné les parades, souvent aidé par le manque de précision des Lensois, qui ont trop fréquemment tiré droit sur lui, y compris dans leurs meilleures situations. Ses interventions les plus spectaculaires sont d’ailleurs venues de loin, notamment sur une frappe d’Amadou Haidara à la 60e minute.

Amadou Haidara a justement été le Lensois le plus en vue. Le milieu a tenté sa chance de loin à la 60e, il a aussi joliment servi Matthieu Udol dès la reprise à la 47e, même si sa première tentative, trop centrée, n’a pas vraiment inquiété le portier à la 36e. Franjo Ivanovic, lui, peut nourrir de gros regrets. L’attaquant croate a trouvé le poteau sur une superbe frappe lointaine à la 34e minute, après avoir gâché deux ballons dans le temps fort de son équipe, par manque de spontanéité et de justesse face au but (10e, 36e).

Le vrai point noir se situe plus bas sur le terrain. Une équipe vice-championne de France ne devrait pas se faire transpercer aussi souvent, et surtout aussi facilement. Les deux buts encaissés ressemblent à des cas d’école, avec une arrière-garde qui a laissé trop d’espaces et trop de libertés à son adversaire. Ismaëlo Ganiou et Robin Risser ont pourtant rattrapé plusieurs situations à eux seuls, le gardien en particulier, ce qui explique qu’ils ne portent pas l’essentiel du poids de cette soirée.

Matthieu Udol, enfin, traverse une période plus compliquée. Le piston gauche, régulièrement salué en Ligue 1 et aux portes de l’équipe de France, peine à prendre la mesure du plus haut niveau européen, dans ses projections comme dans son efficacité devant le but, alors qu’il a eu les occasions de se rattraper (47e, 69e).

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